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mardi 10 mai 2011

L'édito de Billets d'Afrique et d'ailleurs (8 Mai 2011)

Retrouvez ici chaque mois l'édito du mensuel publié par SURVIE, Billets d'Afrique et d'ailleurs.
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L'ordre règne à Abidjan.

La période 2000 - 2011 de l’histoire de la Côte d’Ivoire deviendra un cas d’école édifiant pour les futurs politologues africains. En 2000, Laurent Gbagbo arrive au pouvoir en battant le général Gueï, auteur du coup d’État qui chassa Bédié fin 1999. En 2002, une rébellion puissamment armée éclate.
Gbagbo est alors absent mais son ministre de l’Intérieur, Émile Boga Doudou, est assassiné. L’armée ivoirienne résiste à Abidjan et déloge les rebelles. Alassane Ouattara, se trouvant en danger, est exfiltré par l’armée française stationnée sur la base de Port-Bouet. Toute la partie nord du pays reste aux mains de divers chefs qui font régner leur loi par les armes, en lieu et place de l’État de droit.
En 2003, la France, par les accords de Marcoussis, essaie d’imposer la participation des rebelles au gouvernement de Côte d’ivoire à des postes clés. En vain. La France met en place l’opération Licorne dès 2002. L’ONU crée, en 2004, le contingent de l’ONUCI. En 2004, l’effort de réunification tenté par l’armée ivoirienne échoue avec l’étrange affaire de Bouaké, sur les circonstances de laquelle Michèle Alliot-Marie, alors ministre des Armées, refusera obstinément plus tard de lâcher la moindre information. C’est toutefois le prétexte pour un assaut de l’armée française, qui tire sur les manifestants à Abidjan. Par la suite, pressions et négociations amènent Laurent Gbagbo à prendre Guillaume Soro, chef de la rébellion, comme Premier ministre en 2007. Les accords de Ouagadougou sont censés permettre l’organisation d’une élection présidentielle mais leurs dispositions ne seront jamais appliquées dans le Nord de la Côte d’Ivoire, qui reste sous le contrôle des armes des chefs de guerre.
L’élection a enfin lieu, en novembre 2010, immédiatement suivie d’un contentieux sur les conditions de son déroulement et sur les résultats. Ce contentieux est balayé par la France, l’ONU, les États-Unis, qui se lancent dans une guerre contre Laurent Gbagbo. L’ONU compte les victimes, qui atteindront quelques centaines en quatre mois, tandis qu’un « commando invisible », commandé par Ibrahim Coulibaly, dit IB, ancien chef de la rébellion, supplanté par Soro en 2004, se retranche dans le quartier d’Abobo à Abidjan et harcèle les forces de défense fidèles à Gbagbo. Devant l’impossibilité d’obtenir une intervention africaine, la France, avec l’aval du conseil de sécurité de l’ONU, qui l’autorise à « détruire les armes lourdes qui tirent sur la population », prend d’assaut, le 6 avril, avec des chars et des hélicoptères, la résidence de Gbagbo, qu’elle livre aux Forces républicaines, ancienne rébellion.
Depuis le début du mois d’avril, la crise en Côte d’Ivoire atteint son paroxysme. Alors que l’armée ivoirienne se replie partout et cesse le combat, la soldatesque de Soro et de Ouattara, chefs des Forces républicaines, se livre, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire, à des massacres de masse à caractère ethnique et, à Abidjan, à des exécutions sommaires des partisans, réels ou supposés, de Gbagbo. On tire à l’arme lourde sur le quartier censé abriter les dernières résistances. L’ONU n’entend rien et ferme les yeux sur les innombrables victimes, qu’elle se contente d’évaluer à un millier. Laurent Gbagbo et ses proches, après avoir subi un traitement ignominieux, sont séquestrés dans des localités du Nord, sous la coupe des commandants de zone. On annonce que les journaux reparaissent, sans préciser que le local de Notre voie, proche du Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo, a été entièrement mis à sac et incendié.
Aux dernières nouvelles Soro a enfin réussi à se débarrasser de son rival Ibrahim Coulibaly. Tout est normal. Tirons le rideau.

8 mai 2011 par Odile Tobner

Sous les tapis de l'ONU


La Côte d'Ivoire n'intéresse plus nos médias, dommage car c'est l'heure des révélations...
Voici un article du mensuel Billets d'Afrique et d'ailleurs n°202 - Mai 2011.
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Le rapport du groupe d’experts de l’ONU dont Survie demandait la publication dans son communiqué de presse du 6 avril sur la Côte d’Ivoire a enfin été rendu public.
Après sept mois de blocage, le comité des sanctions l’a transmis le 20 avril au conseil de sécurité. Ce dernier l’a publié une semaine plus tard, à la veille d’une nouvelle résolution qui reconduit pour un an l’embargo sur les armes et diamants. Pourquoi avoir attendu sept mois pour publier ce rapport ?
Les experts y mettent l’accent sur le réarmement des rebelles, leur refus des inspections des lieux susceptibles d’abriter des armes, leurs équipements militaires récents et le rôle du Burkina dans l’acheminement des armes et des munitions. Les détails rapportés permettent d’affirmer que l’économie de guerre mise en place par les chefs de la rébellion génère des recettes – non reversées au budget des Forces nouvelles – de l’ordre de cent millions de dollars.
Trois com’zones sont particulièrement épinglés : Ouattara Issiaka (alias Wattao) à Séguéla, Losseni Fofana (alias Loss) à Man et Martin Fofié Kouakou à Korhogo. Le groupe d’experts suggère d’élargir les sanctions déjà prises contre Fofié à Wattao et Loss. Bref, le rapport montre que, loin de préparer leurs troupes au désarmement et à la réinsertion préalablement aux élections, comme l’exigeait le quatrième accord de Ouagadougou, les hommes de Guillaume Soro préparaient la reprise du conflit armé qu’ils avaient déclenché en 2002. Ces éléments plaidaient clairement en faveur d’un nouvel ajournement des élections. Depuis 2005 au moins, la France a manoeuvré pour que les élections aient lieu sans désarmement.
On sait que les diplomaties britannique et sud-africaine se sont inquiétées de l’absence de désarmement, sans aller jusqu’à s’opposer publiquement à la position française.
Le blocage du rapport montre l’instrumentalisation de l’ONU dans la crise ivoirienne. Un nouvel indice de cette instrumentalisation circule sous la forme d’une série de photographies. On y voit des casques bleus déportant Gbagbo vers Korhogo, où il est confié au chef de guerre Fofié Kouakou. Celui-là même qui est sanctionné depuis 2006 par l’ONU pour de très graves atteintes aux droits humains !
Ajoutons que le 30 mars, le comité qui chapeaute les experts a allongé la liste des individus sanctionnés. Non content de mettre sous le tapis le rapport, le comité a ignoré ses recommandations et préféré inscrire l’ex-couple présidentiel et trois personnes de leur entourage.

8 mai 2011 par Rafik Houra



dimanche 8 mai 2011

conférence-débat avec Olivier Le Cour Grandmaison organisée par le collectif D’ailleurs nous sommes d’ici 33

Le collectif D’ailleurs nous sommes d’ici 33, engagé contre le racisme, contre la politique d'immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans papiers, organise le Mardi 10 mai à 20h une conférence-débat avec Olivier Le Cour Grandmaison au grand amphi de l’Athénée Municipal.
Une présentation des Chroniques Charlie Hebdo RESF rassemblant 100 récits d'expulsion suivra.

D’ailleurs nous sommes d’ici 33 participe à la manifestation nationale qui aura lieu le 28 Mai 2011. Départ à 14h de la place de la Victoire à Bordeaux.


Enfin D’ailleurs nous sommes d’ici 33 organise deux projections du documentaire Les 88 ou l'art de la grève :
-Lundi 16 mai à 19h à la Maison cantonale de la Bastide (tram A, Jardin Botanique).
- Jeudi 26 mai à 18h30 au Réseau Paul Bert (tram A, Sainte Catherine), discussion avec l'ASTI, le tout suivi d'un buffet.


jeudi 5 mai 2011

Le 8 Mai à 20h30 sur France Ô: "Elf la Pompe Afrique"

Vous n’avez jamais rien compris aux imbroglios d’Elf en Afrique en lisant les comptes-rendus dans la presse ? Regardez donc elf, la pompe Afrique , une pièce écrite et interprétée par Nicolas Lambert, de la compagnie Un Pas de Côté . Créée en 2004, rejouée ce printemps, elle sera diffusée le 8 mai sur France Ô à 21h30 et elle est aussi disponible en DVD .

Durant plus de trois mois, de fin mars à début juillet 2003, Nicolas Lambert a assisté au procès intenté par la compagnie pétrolière Elf à 37 prévenus, jugés pour abus de biens sociaux. Parmi eux, l’ancien PDG Loïk Le Floch-Prigent, Alfred Sirven, André Tarallo, « M. Afrique » et André Guelfi, aka Dédé la sardine. De ces notes prises durant ces centaines d’heures d’audition, Nicolas Lambert tire ce qu’on peut appeler une pièce d’utilité publique, tant il éclaircit le véritable enjeu du procès : montrer les rouages de la Françafrique. Durant deux heures, il incarne tour à tour chacun des protagonistes, sans oublier le président du tribunal. C’est truculent comme des dialogues d’Audiard, à une différence près : les propos sont des verbatims. Alors on se tord de rire non sans un certain malaise.

Le malaise devient patent lors des « interruptions de séance » : une femme africaine interprète un chant lancinant rappelant les méfaits du système, soutenu par un austère violoncelle. À la fin de la pièce, Nicolas Lambert ne manque pas de rappeler que le système en question n’a fondamentalement jamais été remis en question. Ce n’est pas les récentes événements en Côte d’Ivoire, en Tunisie, en Libye, etc., qui démentiront son propos. Elf, la pompe Afrique est le premier volet d’une trilogie sur « l’a-démocracie » . Avenir radieux, une fission français , le deuxième opus, fera l’objet d’une lecture et d’une présentation de chantier le 26 avril au théâtre du Grand Parquet à Paris.

mercredi 6 avril 2011

CIV: L'ingérence française en Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire : la guerre et l’ingérence militaire soulignent et aggravent l’échec de l’ONU et de la France 

Communiqué, le 6 avril 2011
Survie condamne fermement les agissements belliqueux dont l’ONU et les autorités françaises font preuve en Côte d’Ivoire et rappelle les manquements des prétendus « médiateurs » du conflit, qui ont laissé prévaloir le règne de la violence et de l’impunité.
La France et l'ONU ont finalement décidé d'intervenir directement dans le conflit ivoirien. Le scénario qui se joue en Côte d'Ivoire est un des pires qui pouvait avoir lieu. Il n'est pas possible de croire à cette heure que cette intervention armée onusienne et française, dont le seul but sera de remplacer un président contesté par un autre légitimé dans le sang, résoudra durablement la crise ivoirienne. Tous les protagonistes de cette crise, à commencer par les clans politiques et militaires qui s’affrontent depuis 10 ans pour le pouvoir sont responsables de cet enlisement et de la dérive criminelle qui s’accentue aujourd’hui. Mais les prétendus « médiateurs » du conflit ne sont pas en reste.

Les graves manquements de l’ONU
Le mandat de « protection des civils ivoiriens » et d’ «interdiction des armes lourdes » brandi avec opportunisme par l’ONUCI pour intervenir militairement à Abidjan ne peut faire oublier les graves manquements dont ces mêmes forces ont fait preuve, incapables de prévenir ou d’arrêter les massacres perpétrés à Abidjan, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et ailleurs, particulièrement à Duékoué. Dans la période précédente, l’ONU avait déjà renoncé à accompagner à son terme le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion, pourtant préalable aux élections et condition de leur certification, comme convenu dans les accords de Ouagadougou. Alors que le pays subissait encore les exactions de milices et forces armées (« loyalistes » ou « rebelles ») incontrôlées, le point focal de l'activisme diplomatique multilatéral a été l’organisation de l'élection présidentielle.

La partialité et l’ingérence de la diplomatie et de l’armée française
Dans une continuité historique marquée par une ingérence persistante et la volonté de conserver son d’influence militaire, économique et monétaire, la diplomatie française fait preuve depuis de nombreuses années d’une attitude partiale, voire partisane dans la crise ivoirienne, qui s’est renforcée à l’issue de l’élection présidentielle et de la contestation de ses résultats. Cette attitude est aujourd'hui particulièrement lourde de conséquences dans la mesure où il ne s'agit plus d’un positionnement sur un contentieux électoral mais bien d’une implication directe dans un conflit armé. Les militaires français de la force Licorne étaient les plus mal placés pour une action de maintien de la paix, au vu notamment des événements de 2004, où ils avaient ouvert le feu sur la foule devant l'Hôtel Ivoire. Aujourd'hui, ce sont ces soldats qui, sous le paravent d'une légitimité onusienne très discutable et toujours sous commandement opérationnel français, contribuent à imposer par les armes à un pays déchiré son nouveau président. Les bombardements du palais présidentiel et de la Radio Télévision Ivoirienne par les hélicoptères français, outre leur côté particulièrement symbolique, outrepassent le mandat onusien. Cette intervention brutale illustre par ailleurs une fois de plus la toute puissance du pouvoir exécutif français dans le déclenchement d’une opération militaire si lourde de conséquences, en l’absence de tout contrôle parlementaire.

Une impunité toujours de mise
Quel que soit le résultat des urnes, Alassane Ouattara ne tire aujourd'hui sa légitimité que des armes, celles des rebelles et celles de l'ONU et de la France. Dès lors, il est difficile d'imaginer une issue pacifique à la situation actuelle. Ajoutons que l'unanimité, en France, pour dénoncer, avec raison, les crimes commis par les forces de Laurent Gbagbo, s'est accompagnée d'un aveuglement sur ceux, tout aussi graves, commis par le camp d'Alassane Ouattara. Il faudra pourtant en passer par la fin de l'impunité des uns et des autres qui règne depuis dix ans. Il est impératif que la Cour Pénale Internationale (CPI) s'empare de manière impartiale et complète de l’ensemble des crimes qui ont été commis en Côte d'Ivoire, comme cette cour le souhaite elle-même. Un processus de Vérité, Justice et Réconciliation doit dans le même temps être mis en œuvre en Côte d'Ivoire, comme le demande la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI).

Des acteurs de la société civile trop souvent écartés
Enfin, les deux camps qui s'affrontent aujourd'hui, en plus des aspects criminels, ont pour point commun d'avoir systématiquement écarté les acteurs de la société civile du jeu politique. Si la communauté internationale espère être crédible dans sa volonté affichée d'œuvrer pour la paix en Côte d'Ivoire, elle doit imposer la présence de la société civile ivoirienne dans tous les scénarios de transition.

L’association Survie demande:
  • à nouveau le retrait définitif des militaires français de Côte d’Ivoire ;
  • que la lumière soit faite sur l'implication de l'armée française et de l'ONU dans l’avancée vers Abidjan des ex-rebelles (dont certains pourraient s’être rendus coupables de crimes de guerre) ;
  •  que le parlement français exerce son contrôle sur l’opération Licorne, conformément aux dispositions prévues par la réforme de la Constitution de juillet 2008, et crée une commission d'enquête parlementaire sur l'ensemble de cette action depuis son déploiement en 2002 ;
  • de conditionner les relations avec le nouveau pouvoir ivoirien à l’obligation de poursuivre les responsables des crimes commis dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et de les exclure de tout rôle politique. 

Survie demande en outre :
  • la publication du rapport du groupe d’experts de l’ONU chargé de surveiller l’embargo de 2004 sur les armes et diamants, dont celle-ci reste bloquée depuis septembre ; 
  • la saisine de la CPI pour l’ensemble des crimes commis en Côte d’Ivoire et la mise en œuvre d’un processus Vérité, Justice et Réconciliation, comme le demande la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI).

lundi 4 avril 2011

Le "Kamerun" se présente à Bordeaux

12 Avril - 16h30
Sciences Po Bordeaux

13 Avril -  20h
Athénée Libertaire 

Pendant plus de quinze ans, de 1955 à 1971, la France a mené au Cameroun une guerre secrète. Une guerre coloniale, puis néocoloniale, qui a fait des dizaines de milliers de morts, peut-être davantage. Une guerre totalement effacée des histoires officielles. En France, où l'on enseigne toujours que la décolonisation de l'« Afrique française » fut exemplaire et pacifique. Et au Cameroun, où il est encore risqué aujourd'hui d'évoquer ce terrible conflit qui enfanta une redoutable dictature... C'est dire l'importance de ce livre, qui retrace pour la première fois l'histoire de la guerre menée par les autorités françaises contre l'Union des populations du Cameroun (UPC), le parti indépendantiste créé en 1948, et tous ceux pour qui la liberté et la justice s'incarnaient en un mot : « Kamerun ! ».

Pendant quatre ans, les auteurs ont enquêté en France et au Cameroun. Ils ont retrouvé de nombreux témoins : militaires français et camerounais, combattants nationalistes, rescapés des massacres... Dans les archives, ils ont consulté des milliers de documents et fait d'étonnantes trouvailles. Ils racontent comment furent assassinés, un à un, les leaders de l'UPC : Ruben Um Nyobè en 1958, Félix Moumié en 1960 et Ernest Ouandié en 1971. Et ils montrent comment l'administration et l'armée françaises, avec leurs exécutants locaux, ont conduit pendant des années une effroyable répression : bombardements des populations, escadrons de la mort, lavage de cerveau, torture généralisée, etc.

Plus de cinquante ans après la pseudo-indépendance accordée au Cameroun le 1er janvier 1960, cette histoire reste d'une brûlante actualité. Car c'est aussi celle de la naissance de la Françafrique, fruit du consensus colonial de la IVe République, puis de la diplomatie secrète de la Ve République. C'est l'histoire, enfin, d'un régime « ami de la France » en guerre perpétuelle contre son propre peuple : après vingt-deux ans de dictature sous Ahmadou Ahidjo et près de trois décennies de déliquescence sous Paul Biya, les Camerounais rêvent toujours d'indépendance et de démocratie.

Retrouvez Kamerun sur http://www.kamerun-lesite.com/
Pour information, un entretien de Thomas Deltombe ici

samedi 2 avril 2011

Les rapports Nord-Sud en débat à Lestiac

Samedi 9 Avril, à partir de 17h, nous serons au Garage Lézarts, à Lestiac, autour d'un programme festif et engagé, en compagnie de nos amis de la Compagnie Siphonarts afin de d'aborder les relations Nord-Sud.

Une projection-débat est prévue dans ce lieu artistique à découvrir.

dimanche 20 mars 2011

Lancement d'un collectif "D'ailleurs nous sommes d'ici"

Le 24 Mars 2011, 20h
Local Solidaires 33
8 rue de la Course



Appel à une mobilisation nationale et unitaire contre le racisme, contre la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers

Gérée par le collectif D’ailleurs nous sommes d’ici, cette mobilisation se déroulera le samedi 28 mai pour « fêter »les 3 ans du Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement, dont les logiques politiques perdurent toujours malgré sa disparition. Entre temps, toute initiative est la bienvenue.

Nous souhaitons organiser une 1ère réunion à Bordeaux le jeudi 24 mars à 20h à Solidaires 33 (8 rue de la Course, tram C, arrêt Paul Doumer) pour voir comment Bordeaux et sa région peuvent s’inscrire dans cette dynamique. Par exemple, il y a déjà des collectifs locaux (labellisés « antiracistes », « D’ailleurs nous sommes d’ici » ou autres) qui se montent à : Marseille, Montpellier, à Nîmes, à Paris (12ème, 18ème) et dans les environs (Montreuil, à Saint-Denis, Ivry, Sèvres).

Nous proposons déjà d’inscrire les points suivants à l’ordre du jour de cette 1ère rencontre :
  • Organisation d’un collectif local
  • Cahier des doléances alternatives aux politiques actuelles
  • Signature massive de l’appel
  • Formes des mobilisations ?
  • Convergence avec les autres mobilisations prévues à Bordeaux le 28 mai : Mobilisation anti-fasciste et féministe. On pourrait rajouter la dimension anti-raciste… (à peu près en même temps doit aussi se tenir le contre-sommet du G8 de Deauville lequel se tient les 26 et 27 mai).
  • Vos idées…
 N’hésitez pas à lire (puis signer l’appel et à diffuser l’information auprès des collectifs et personnes susceptibles d’être intéressés ! Et contactez-nous si vous souhaitez plus d’informations. 

Guinée: L'empire Bolloré poursuit son expansion

Un concurrent français vient de déposer une plainte contestant l'attribution, le 10 mars par décret du président guinéen Alpha Condé, de la gestion du port de Conakry au groupe Bolloré. Ce concurrent, Getma, gérait ce port depuis 2008. La plainte, qui ne vise officiellement personne, parle de « corruption » et de « vol en bande organisée », notamment.

Par la voix de son avocat, Me Olivier Baratelli, le groupe Bolloré assure avoir reçu ce marché dans des conditions normales : Getma étant « défaillant », Bolloré, arrivé deuxième lors de l'appel d'offres de 2008 remporté par son concurrent (pour une durée de 25 ans), a donc récupéré le marché « conformément aux règles internationales ». Le groupe a constitué un consortium avec le troisième, le danois Maersk.

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