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mercredi 14 mars 2012
Tchad : un député incarcéré pour « braconnage », un président criminel accueilli à Marseille
Communiqué, le 14 mars 2012
Alors que la répression contre les opposants se poursuit au Tchad, quatre ans après la disparition d’Ibni Oumar Mahamet Saleh, Idriss Déby est accueilli triomphalement à Marseille par Nicolas Sarkozy. Les promesses de rupture avec la Françafrique du président-candidat tombent définitivement à l’eau.
Le député d’opposition tchadien Gali N’Gothé Gatta a été arrêté le 4 mars par les forces de défense et de sécurité de son pays et placé en garde à vue. Jugé le 6 mars pour braconnage et tentative de corruption, il a été condamné à un an d'emprisonnement ferme malgré des vices de forme dans la procédure et surtout, en dépit de son immunité parlementaire.
L'arbitraire de cette inculpation suscite l’émotion et la colère au sein de l'opposition tchadienne, régulièrement victime d’intimidations, menaces et même d’exactions. Rappelons en particulier l'arrestation et la disparition en 2008 d’Ibni Oumar Mahamet Saleh très probablement assassiné sans que l'enquête internationale diligentée n’ait à ce jour permis de faire complètement la lumière sur cet épisode, ni à ce que cette affaire soit jugée.
Si Nicolas Sarkozy s'était engagé à peser sur l'État tchadien pour que la vérité sur cette disparition apparaisse enfin, il n'y a eu à ce jour aucune démarche engagée à l'initiative du gouvernement français.
Le harcèlement des parlementaires est une technique récurrente du pouvoir tchadien, comme l’atteste la procédure de levée de l’immunité parlementaire qui pèse sur un autre député tchadien, Saleh Kebzabo.
L'État français et son Président actuel, qui n'ont jamais marqué la moindre réticence face à ces atteintes manifestes aux droits humains, ont accueilli comme un «héros du bien commun» le président Déby au Forum Mondial de l’eau, à Marseille, ce lundi 12 mars 2012. Ce dernier, comble de l’ironie, était censé mener un débat international sur la sauvegarde du Lac Tchad, lui qui n’a jamais défendu que les intérêts de son clan, et accessoirement ceux de la France.
Les intérêts stratégiques et militaires français au Tchad sont, il est vrai, très anciens, et défendus en toute opacité par l'opération Epervier, « provisoire » depuis 1986, qui a permis à plusieurs reprises à Idriss Déby de conserver le pouvoir par la force.
Cette collaboration ostentatoire de l'État français avec une dictature criminelle qui se moque des aspirations de son peuple suscite de nombreuses réactions de protestation, y compris au sein de la classe politique et du Parlement français, car elle ne fait pas honneur à notre pays.
La période électorale que la France traverse actuellement doit être l'occasion d'une remise en cause profonde de la politique africaine menée depuis 50 ans, afin d'établir enfin une relation équilibrée et respectueuse des droits humains.
vendredi 24 février 2012
Soutien aux peuples en lutte : au Sénégal comme ailleurs, la France doit cesser son aide au "maintien de l’ordre"
Survie relaye ce communiqué d’Attac France, dont l’association Survie est membre.
ATTAC France tient à exprimer sa solidarité à l’égard du large mouvement populaire au Sénégal. Par sa résistance et la constance de sa mobilisation, le peuple sénégalais montre qu’il ne se laissera pas confisquer sa souveraineté par la mascarade électorale que tente d’imposer Abdoulaye Wade.
ATTAC France tient à exprimer sa solidarité à l’égard du large mouvement populaire au Sénégal. Par sa résistance et la constance de sa mobilisation, le peuple sénégalais montre qu’il ne se laissera pas confisquer sa souveraineté par la mascarade électorale que tente d’imposer Abdoulaye Wade.
Plus largement, cela démontre, si besoin était, que l’exaspération face à des pouvoirs illégitimes et l’aspiration à une véritable démocratie dépassent les pays du Maghreb et du Machrek, et s’expriment indépendamment de l’agenda politique des grandes puissances occidentales. Alors que celles-ci prétendent exporter la démocratie par la guerre en Côte d’Ivoire ou en Libye, leur attitude face au hold-up électoral du Président Wade dira si elles continuent de fermer les yeux tant que le régime est un allié de leurs intérêts économiques.
La France est particulièrement concernée par ce qui se passe au Sénégal, comme partout en Afrique francophone, puisque dans le cadre de sa coopération militaire et policière, scellée par un accord en cours de renégociation, elle contribue à équiper et former les unités qui répriment actuellement les manifestations. À l’occasion de la semaine anticoloniale et d’une campagne présidentielle dont ces questions sont absentes, il est urgent de le dire et de le répéter : Paris doit rompre toute coopération militaire avec des régimes illégitimes, et cesser toute présence et intervention militaire extérieure en dehors de mandats d’une ONU réformée, qui ne sera plus instrumentalisée par les grandes puissances.
Celles-ci doivent maintenant se positionner publiquement : reconnaîtront-elles la "victoire" de Wade dans de telles conditions ?
Comme lors de la tenue du forum social mondial à Dakar (février 2011), la solidarité entre les peuples doit l’emporter.
La France est particulièrement concernée par ce qui se passe au Sénégal, comme partout en Afrique francophone, puisque dans le cadre de sa coopération militaire et policière, scellée par un accord en cours de renégociation, elle contribue à équiper et former les unités qui répriment actuellement les manifestations. À l’occasion de la semaine anticoloniale et d’une campagne présidentielle dont ces questions sont absentes, il est urgent de le dire et de le répéter : Paris doit rompre toute coopération militaire avec des régimes illégitimes, et cesser toute présence et intervention militaire extérieure en dehors de mandats d’une ONU réformée, qui ne sera plus instrumentalisée par les grandes puissances.
Celles-ci doivent maintenant se positionner publiquement : reconnaîtront-elles la "victoire" de Wade dans de telles conditions ?
Comme lors de la tenue du forum social mondial à Dakar (février 2011), la solidarité entre les peuples doit l’emporter.
Le 13 mars : Ciné-débat autour du film "Thomas Sankara, l'homme intègre"
L'asstech, l'association des étudiants en Carrières Sociales de la filière Gestion du Développement et de l'Action Humanitaire (IUT Michel de Montaigne, Bordeaux 3) organise la projection du documentaire
A travers l'exemple du Burkina Faso, il s'agira de faire la démonstration que l'absence de démocratie dans les anciennes colonies françaises africaines n'est pas une fatalité mais bien le résultat d'une volonté commune de la part d'élites françaises et africaines, politiques et économiques.
Nous partirons donc de l'exemple du Burkina Faso pour dénoncer le système Françafrique dans son intégralité.
Thomas SANKARA - Une Homme Integre par raisonnez
Cette projection-débat gratuite aura lieu le mardi 13 mars à 18h30, à l'amphi 1 de l'IUT Michel de Montaigne (proche de la gare Saint Jean) : voir plan ici.
"Thomas Sankara, l'homme intègre"
suivie d'une rencontre débat avec :
- Comi Toulabor, directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques et membre du LAM (Les Afriques dans le Monde, anciennement CEAN),
- Survie Gironde
- Corneille Onadja, étudiant burkinabé en Carrières Sociales GDAH.
A travers l'exemple du Burkina Faso, il s'agira de faire la démonstration que l'absence de démocratie dans les anciennes colonies françaises africaines n'est pas une fatalité mais bien le résultat d'une volonté commune de la part d'élites françaises et africaines, politiques et économiques.
Nous partirons donc de l'exemple du Burkina Faso pour dénoncer le système Françafrique dans son intégralité.
Thomas SANKARA - Une Homme Integre par raisonnez
Cette projection-débat gratuite aura lieu le mardi 13 mars à 18h30, à l'amphi 1 de l'IUT Michel de Montaigne (proche de la gare Saint Jean) : voir plan ici.
Semaine anti-coloniale et antiraciste: faîtes votre choix!
La semaine anti-coloniale et anti-raciste a lieu, partout en France, du 23 Février au 11 Mars. Survie y participe, avec de nombreuses associations (une projection-débat aura lieu à l'Utopia le 10 mars).
Comme chaque année, nous vous encourageons à participer à cet évènement. Et comme chaque année, les collectifs présents vous permettent d'élire les personnalités qui vous le plus marquées cette année, sur les sujets épineux du racisme et du colonialisme.
Ainsi, dans la catégorie Colonialiste de l'année, les nominés sont:
Comme chaque année, nous vous encourageons à participer à cet évènement. Et comme chaque année, les collectifs présents vous permettent d'élire les personnalités qui vous le plus marquées cette année, sur les sujets épineux du racisme et du colonialisme.
Ainsi, dans la catégorie Colonialiste de l'année, les nominés sont:
- Arno Klarsfeld,
- Claude Guéant,
- La droite populaire,
- Quelques députés UMP
- Richard Prasquier
- Jean-Jacques Jordi
- Paul Biya
- Amesys
- le Général Tauzin
- Alain Juppé
- BNP Paribas
- la Force Licorne
France-Rwanda: Silence, la justice fait son travail
Le tribunal de Paris devait examiner cette semaine la demande d'extradition de Hyacinthe Nsengiyumva Rafiki, un ancien ministre rwandais que Kigali accuse de participation au génocide. L'intéressé avait été interpelé l'an dernier en vertu d'un mandat d'arrêt rwandais de 2008, puis placé en liberté sous contrôle judiciaire. Mais la justice a perdu son dossier d'extradition. Cette situation, même si elle n’est pas inédite, est tout de même très rare, et tombe au plus mal, vu le contentieux entre Paris et Kigali au sujet des présumés génocidaires installés en France.
Lire la suite sur rfi.fr
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CI: l'enquête de la CPI étendue aux crimes commis depuis 2002
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a vu son mandat en Côte d’Ivoire étendu aux crimes commis entre le 19 septembre 2002 et le 28 novembre 2010.
L’enquête de la Cour pénale internationale (CPI) en Côte d’Ivoire va être étendue aux « crimes qui auraient été commis entre le 19 septembre 2002 et le 28 novembre 2010 », ont annoncé les juges de La Haye dans un communiqué publié jeudi 23 février sur le site de la CPI.
Le 19 septembre 2002 coïncide avec la tentative de coup d'État contre l'ancien président Laurent Gbagbo. Le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo avait plusieurs fois demandé aux juges l’autorisation d’enquêter sur des crimes relevant de la compétence de la Cour s'étant déroulés depuis cet événement. « Il existe une base suffisante pour conclure que des attaques généralisées et systématiques contre la population civile supposée soutenir les rebelles ont été commises à la suite de la tentative » de coup d'État, ont ainsi indiqué les juges.
Luis Moreno-Ocampo était jusqu’à présent autorisé à enquêter sur les exactions commises par les camps de Laurent Gbagbo et du président Alassane Ouattarala lors de crise qui a suivi l'élection présidentielle d'octobre-novembre 2010.
Soupçonné d'être coauteur indirect de crimes contre l'humanité commis par ses forces lors de la crise postélectorale, Laurent Gbagbo est incarcéré depuis le 30 novembre 2011 à la Haye. L’audience de confirmation des charges a été fixée au 18 juin 2012. Mais c'est désormais sur le camp Ouattara - et en premier lieu sur l'actuel Premier ministre Guillaume Soro - que pèse l'épée de Damoclès de la CPI.
Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Côte d'Ivoire : l'enquête de la CPI étendue aux crimes commis depuis 2002 | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
L’enquête de la Cour pénale internationale (CPI) en Côte d’Ivoire va être étendue aux « crimes qui auraient été commis entre le 19 septembre 2002 et le 28 novembre 2010 », ont annoncé les juges de La Haye dans un communiqué publié jeudi 23 février sur le site de la CPI.
Le 19 septembre 2002 coïncide avec la tentative de coup d'État contre l'ancien président Laurent Gbagbo. Le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo avait plusieurs fois demandé aux juges l’autorisation d’enquêter sur des crimes relevant de la compétence de la Cour s'étant déroulés depuis cet événement. « Il existe une base suffisante pour conclure que des attaques généralisées et systématiques contre la population civile supposée soutenir les rebelles ont été commises à la suite de la tentative » de coup d'État, ont ainsi indiqué les juges.
Luis Moreno-Ocampo était jusqu’à présent autorisé à enquêter sur les exactions commises par les camps de Laurent Gbagbo et du président Alassane Ouattarala lors de crise qui a suivi l'élection présidentielle d'octobre-novembre 2010.
Soupçonné d'être coauteur indirect de crimes contre l'humanité commis par ses forces lors de la crise postélectorale, Laurent Gbagbo est incarcéré depuis le 30 novembre 2011 à la Haye. L’audience de confirmation des charges a été fixée au 18 juin 2012. Mais c'est désormais sur le camp Ouattara - et en premier lieu sur l'actuel Premier ministre Guillaume Soro - que pèse l'épée de Damoclès de la CPI.
Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Côte d'Ivoire : l'enquête de la CPI étendue aux crimes commis depuis 2002 | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
jeudi 23 février 2012
Rwanda: la pilule Juppé n'est toujours pas passée
Le réchauffement diplomatique entre la France et le Rwanda ne semble pas encore totalement accompli. Entre la visite de Sarkozy au Rwanda, et la venue de Kagamé à Paris, puis l'enquête du juge Trévidic concernant l'attentat ayant servi de détonnateur au génocide de 1994, les rapports entre les deux pays (ou plutôt leurs dirigeants...) semblaient reprendre des couleurs. Il semble pourtant que Kigali ait encore du mal à digérer la nomination d'Alain Juppé au Quai d'Orsay.
Ce dernier s'est en effet toujours attaqué au rapport rwandais de 2008 incriminant les dirigeants Français en place en 1994, dans le drame du génocide. Juppé était alors (ou déjà) ministre des affaires étrangères; il a toujours nié toute responsabilité de l'Etat français et est depuis longtemps vu comme un farouche ennemi par Kagamé et ses proches. Lors de la venue de ce dernier à Paris, Juppé était d'ailleurs en déplacement... histoire d'éviter une confrontation directe? de mettre en scène ce fameux rapprochement tant espéré par Sarkozy?
Dernier évènement en date: Kigali a refusé la nomination d'Hélène Le Gal à l'ambassade française au Rwanda, sous prétexte que cette dernière serait trop proche du maire de Bordeaux.
Il est parfois délicat de se délester d'un passé trop lourd.
Plus d'informations sur Jeune Afrique, Le Monde et France TV
Ce dernier s'est en effet toujours attaqué au rapport rwandais de 2008 incriminant les dirigeants Français en place en 1994, dans le drame du génocide. Juppé était alors (ou déjà) ministre des affaires étrangères; il a toujours nié toute responsabilité de l'Etat français et est depuis longtemps vu comme un farouche ennemi par Kagamé et ses proches. Lors de la venue de ce dernier à Paris, Juppé était d'ailleurs en déplacement... histoire d'éviter une confrontation directe? de mettre en scène ce fameux rapprochement tant espéré par Sarkozy?
Il est parfois délicat de se délester d'un passé trop lourd.
Plus d'informations sur Jeune Afrique, Le Monde et France TV
mercredi 15 février 2012
Samedi 10 mars à 14h30 : Projection-débat à l'Utopia de "Françafrique"
Survie Gironde et le collectif D'ailleurs Nous Sommes d'Ici 33 organisent, dans le cadre de la semaine anticoloniale et antiraciste, le samedi 10 mars à 14h30 au cinéma l'Utopia (place C. Jullian à Bordeaux) la projection, suivie d'un débat, du documentaire Françafrique de Patrick Benquet.
La françafrique d'hier à aujourd'hui : les relations occultes entre dirigeants français et africains, le soutien inconditionnel aux dictatures africaines privilégiant les intérêts des entreprises françaises, les flux financiers entre l'Afrique et l'Europe, la corruption qu'ils engendrent de part et d'autre, les décisions prises dans le mépris le plus total des populations africaines, les causes souvent politiques qui se cachent derrière la pauvreté généralisée et les guerres sur le continent africain.
Françafrique, documentaire en deux parties de Patrick Benquet, suivi d'un débat avec Comi Toulabor, directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques, membre du LAM (Les Afriques dans le Monde, anciennement CEAN), ancien rédacteur en chef de la revue Politique africaine.
Première partie : La raison d'État
Écrit et réalisé par Patrick Benquet
France 2010 80mn VF et VOSTF
Seconde partie : L'argent roi
Écrit et réalisé par Patrick Benquet
France 2010 80mn VF et VOSTF
Pour comprendre, par exemple, l'intervention d'Alain Juppé à l'Assemblée nationale en octobre 2011, dans laquelle il jugeait « acceptable » la mascarade électorale organisée par le président camerounais Paul Biya, il ne suffit pas de constater la proximité des deux hommes, il faut se pencher sur l'histoire des relations franco-africaines depuis les indépendances jusqu'à nos jours. C'est ce que fait Patrick Benquet dans son documentaire en deux parties.
Dans le premier volet, intitulé La raison d'État, nous découvrons la manière tragique dont les plus hauts représentants de l'État français décident de gérer l'accession à l'indépendance des colonies africaines. Assassinats des leaders indépendantistes s'opposant aux intérêts français, organisation d'élections truquées, composition par la diplomatie et les services secrets français des gouvernements africains, envoie de mercenaires pour déstabiliser les régimes peu compliants... Benquet nous montre surtout comment, derrière un discours d'apparence démocratique, les décisions prises visent principalement à préserver l'accès aux réserves énergétiques des anciennes colonies, ceci quelles qu'en soient les conséquences pour les populations locales. Il nous montre aussi la manière occulte dont sont mises en œuvre ces décisions, souvent sans en informer les circuits officiels, par le simple relais d'hommes de l'ombre dont Jacques Foccart reste la figure emblématique.
Le second volet, L'argent roi, présente la thèse d'une modification radicale et récente des relations franco-africaines. Dans le débat, Comi Toulabor et des membres de Survie Gironde apporteront certains éléments occultés par ce second volet et contesteront certainement la thèse présentée afin de nous amener à réfléchir sur ce qu'est aujourd'hui la françafrique. L’année 2011 a notamment vu éclater le scandale de la proposition de soutien militaire au dictateur Ben Ali. Les ingérences problématiques menées au nom de la démocratie en Côte d’Ivoire ou encore en Libye, dont le pétrole intéresse grandement Total, sont à mettre en parallèle avec le soutien apporté à des régimes ouvertement despotiques, comme ceux du Cameroun ou du Congo Brazzaville où prospèrent les grandes entreprises françaises. Ces faits semblent conforter l’idée que les acteurs et les mécanismes mis en jeu, loin de remettre en cause l’ordre colonial, tendent seulement à le renouveler.
En vue de l’élection présidentielle à venir, il est primordial de se saisir de la question des rapports qu'entretiennent les dirigeants français et africains, et de réfléchir ensemble à ce que nous souhaitons les voir devenir.
samedi 11 février 2012
16 Février: Sortie du livre "Areva en Afrique (Une face cachée du nucléaire français)"
Contrecarrant « le mythe de l’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire », puisque l’uranium alimentant le nucléaire civil et militaire provient depuis longtemps et pour une large part du sous-sol africain, Raphaël Granvaud détaille les conditions dans lesquelles la France et Areva se procurent un uranium au meilleur coût, au prix d’ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales.
Dans un contexte international d’intensification de la concurrence sur le continent africain, mondialisation capitaliste oblige, Areva obtient un tiers de son uranium au Niger, qui reste pourtant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain.
L’entreprise a toujours pu compter sur l’aide active des représentants officiels de l’État français, mais aussi sur l’appui des réseaux les moins ragoûtants de la Françafrique pour sauvegarder son droit de pillage, en échange de leur soutien politique et militaire aux régimes autoritaires amis. L’auteur dévoile enfin les efforts considérables d’Areva pour que les différents éléments de cette réalité et de sa stratégie de dissémination nucléaire ne viennent pas ternir une image de marque qu’elle voudrait immaculée, alors que « l’Afrique sera dans les années à venir le coeur de [son] activité ».
Membre de l’association Survie, Raphaël Granvaud est l’auteur de "Que fait l’armée française en Afrique?" (Agone, 2010).
Areva en Afrique mythe de l'indépendance... von survie-media
Dans un contexte international d’intensification de la concurrence sur le continent africain, mondialisation capitaliste oblige, Areva obtient un tiers de son uranium au Niger, qui reste pourtant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain.
Membre de l’association Survie, Raphaël Granvaud est l’auteur de "Que fait l’armée française en Afrique?" (Agone, 2010).
Areva en Afrique mythe de l'indépendance... von survie-media
jeudi 9 février 2012
Du 05 au 10 mars : semaine anticoloniale et antiraciste, organisée par d'Ailleurs nous sommes d'ici 33
Du 05 au 10 mars prochain, le collectif D'ailleurs Nous Sommes d'Ici 33, dont Survie Gironde est membre, organise une semaine anticoloniale et antiraciste.
En voici le programme :
Lundi 5 mars à 20h : « Le Tribunal Russell confirme : Israël est coupable du crime d'apartheid ».
Rencontre-débat animée par Geneviève COUDRAIS qui était au Cap (Afrique du Sud) pour cette 3ème session du Tribunal sur la Palestine.
À la Salle des Éclaireurs (proches de la cité de Thouars) à Talence.
Organisé par l’UJFP Aquitaine.
Mardi 6 mars à 18h30 : « Les apports de l’immigration ».
Rencontre-débat.
Le Rocher de Palmer.
Organisé par la LDH Gironde, l’ASTI Bordeaux, le CRAN Bordeaux et la CIMADE Bordeaux.
Mercredi 7 mars à 17h30 : « Le contrôle au faciès ».
Flash mob. En centre-ville.
Organisé par le MJS Gironde.
Mercredi 7 mars à 20h00 : Conférence-débat animé par Stéphane JUGNOT, statisticien et économiste, sur « Emploi et migration ».
À l’Athénée Municipal.
Organisé par AC ! Gironde.
Jeudi 8 mars à 20h : « La lutte pour la régularisation de Guilherme Hauka-Azenga ».
Projection-débat à partir des extraits du documentaire de Manon Loizeau sorti en 2011, L’Immigration aux frontières du droit. Animée par Bertrand GAUDILLIÈRE, photographe qui a suivi la mobilisation et publié en 2011 à ce sujet le livre Des chiffres, un visage (éditions Libel), et RESF 33.
À La Maison cantonale.
Organisé par le NPA 33 et RESF 33.
Samedi 10 mars à 14h : Projection-débat autour du documentaire Françafrique.
Animée par Comi TOULABOR, directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques.
À L’Utopia.
Organisé par Survie Gironde.
SIGNATAIRES LOCAUX DE DNSI 33 :
AC ! Gironde, Aides Gironde, Association Mana, Asti Bordeaux, ATTAC 33, Cimade Bordeaux, CRAN Bordeaux, Collectif pour l’égalité des droits, Collectif Stop Expulsions, Europe Écologie les Verts 33, FSU 33, Gauche Unitaire 33, La Clé des Ondes, LDH Gironde, MJS Gironde, NPA 33, Parti de gauche 33, PCF Gironde, RESF 33, Solidaires 33, SOS-Racisme 33, SUD-Étudiant, Survie Gironde, UJFP Aquitaine, UNEF Bordeaux, Utopia Gironde.
Site internet : http://dailleursnoussommesdici.org/
En voici le programme :
Lundi 5 mars à 20h : « Le Tribunal Russell confirme : Israël est coupable du crime d'apartheid ».
Rencontre-débat animée par Geneviève COUDRAIS qui était au Cap (Afrique du Sud) pour cette 3ème session du Tribunal sur la Palestine.
À la Salle des Éclaireurs (proches de la cité de Thouars) à Talence.
Organisé par l’UJFP Aquitaine.
Mardi 6 mars à 18h30 : « Les apports de l’immigration ».
Rencontre-débat.
Le Rocher de Palmer.
Organisé par la LDH Gironde, l’ASTI Bordeaux, le CRAN Bordeaux et la CIMADE Bordeaux.
Mercredi 7 mars à 17h30 : « Le contrôle au faciès ».
Flash mob. En centre-ville.
Organisé par le MJS Gironde.
Mercredi 7 mars à 20h00 : Conférence-débat animé par Stéphane JUGNOT, statisticien et économiste, sur « Emploi et migration ».
À l’Athénée Municipal.
Organisé par AC ! Gironde.
Jeudi 8 mars à 20h : « La lutte pour la régularisation de Guilherme Hauka-Azenga ».
Projection-débat à partir des extraits du documentaire de Manon Loizeau sorti en 2011, L’Immigration aux frontières du droit. Animée par Bertrand GAUDILLIÈRE, photographe qui a suivi la mobilisation et publié en 2011 à ce sujet le livre Des chiffres, un visage (éditions Libel), et RESF 33.
À La Maison cantonale.
Organisé par le NPA 33 et RESF 33.
Samedi 10 mars à 14h : Projection-débat autour du documentaire Françafrique.
Animée par Comi TOULABOR, directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques.
À L’Utopia.
Organisé par Survie Gironde.
SIGNATAIRES LOCAUX DE DNSI 33 :
AC ! Gironde, Aides Gironde, Association Mana, Asti Bordeaux, ATTAC 33, Cimade Bordeaux, CRAN Bordeaux, Collectif pour l’égalité des droits, Collectif Stop Expulsions, Europe Écologie les Verts 33, FSU 33, Gauche Unitaire 33, La Clé des Ondes, LDH Gironde, MJS Gironde, NPA 33, Parti de gauche 33, PCF Gironde, RESF 33, Solidaires 33, SOS-Racisme 33, SUD-Étudiant, Survie Gironde, UJFP Aquitaine, UNEF Bordeaux, Utopia Gironde.
Site internet : http://dailleursnoussommesdici.org/
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