LA FRANÇAFRIQUE N'EST PAS UNE FATALITÉ ! INFORMEZ-VOUS ! ENGAGEZ-VOUS !

Pensez à consulter également la PAGE FACEBOOK DE SURVIE GIRONDE

Survie Gironde est une antenne locale de l'association
SURVIE. Financièrement, l’association dépend pour l’essentiel des contributions de ses adhérent-e-s et de ses donateur-rice-s, garantes de son indépendance. Elle ne perçoit pas d'argent de l'Etat (excepté les aides sur les contrats salariés), de parti politique, religieux, ou de syndicat.
Pour cette raison, si vous êtes sensibles aux messages défendus par SURVIE, il est important de soutenir l'association.
Pour cela, vous pouvez :
- faire un don, adhérer et/ou vous abonner à Billets d'Afrique et d'Ailleurs, le bulletin mensuel de SURVIE,
- contribuer à la diffusion la plus large possible des messages de l'association,
- vous rapprocher de Survie Gironde pour agir à nos côtés.
Survie Gironde a besoin de vous
pour multiplier ses moyens d'action et lutter contre la françafrique à l'échelle locale !

LA FRANÇAFRIQUE N'EST PAS UNE FATALITÉ !
INFORMEZ-VOUS ! REJOIGNEZ-NOUS !


jeudi 19 avril 2012

L'édito de Billets d'Afrique et d'Ailleurs (avril 2012)

Retrouvez ici chaque mois l'édito du mensuel publié par SURVIE :
Billets d'Afrique et d'ailleurs.
S'abonner à Billets d'Afrique et d'ailleurs.

Le Mali dans l’œil du cyclone

Après la Libye et la Côte d’Ivoire, passées sous contrôle occidental à la suite de guerres menées notamment par l’armée française, on subodorait que le Mali était le prochain sur la liste.
Cela n’a pas manqué : on assiste depuis janvier 2012 à la réactivation de la rébellion du mouvement national de libération de l’Azawad, mouvement sécessionniste revendiquant la partie saharienne du territoire malien.
Puissamment armé, le MNLA a lancé dans le nord-est du pays une offensive victorieuse contre l’armée malienne. Le 24 janvier, à Aguel Hok, les rebelles ont exécuté, dans des conditions atroces, 80 prisonniers de guerre. On peut voir dans ce massacre l’origine du putsch militaire qui a renversé, le 21 mars, le président Amadou Toumani Touré. Depuis février, en effet, des familles de militaires, mais aussi des jeunes, se rassemblent pour dénoncer l’impuissance du chef de l’État, voire sa complicité avec la rébellion, et ces manifestations, parties du camp militaire de Kati, ont gagné Bamako et Ségou.
Les déclarations faites le 26 février par Juppé à Bamako, où il a été accueilli par des manifestations hostiles, n’ont fait que jeter de l’huile sur le feu. Celui-ci s’est dit convaincu qu’il n’y aurait pas de solution militaire à la crise au Nord-Mali, ajoutant : « Il faut donc prendre la voie du dialogue aussi inclusif que possible avec tous ceux qui doivent s’assoir autour de la table et le président Amadou Toumani Touré a confirmé que c’était son intention ». C’était méconnaître totalement la situation ainsi que l’état d’esprit de l’armée et de la population malienne. En pompier pyromane, le même Juppé n’a pas manqué, une fois Touré destitué par de jeunes officiers, de lancer de vertueux appels au retour de la légalité constitutionnelle, demandant à la junte militaire d’organiser des élections.
Pendant ce temps, les vastes étendues du nord sont livrées à divers mouvements groupusculaires, mais surarmés. Outre le MNLA, on a le MPA (Mouvement populaire de l’Azawad) salafiste devenu le mouvement fondamentaliste Ançar Edine, sans compter l’AQMI, qui, ensemble ou séparément, revendiquent de lutter, qui contre l’État malien, qui pour la Charia, contre l’Occident, etc. Les habitants des localités du nord, en butte à leurs attaques ou craignant les représailles, s’enfuient vers le sud ou les pays limitrophes. Une grande partie des 200 000 personnes qui ont ainsi fui les combats vivent désormais dans des conditions critiques sur le plan humanitaire. Le cortège habituel des calamités de guerre s’abat sur un pays qui a le malheur de se trouver pris entre les manœuvres d’une politique française à la gribouille et la convoitise que suscite, chez les grandes puissances, un territoire quasi vide et recelant d’immenses ressources minières encore inexploitées. Une telle situation est propice à la création d’un État-fantôme assujetti, dont on fera au minimum peser la menace sur le Mali s’il ne consent pas à s’aligner sur les mots d’ordre de « protecteurs » intéressés.
On observe en effet que ni la CEDEAO, communauté des États d’Afrique de l’Ouest, ni la France, ni les États-Unis, ni l’Union européenne, si empressés à exiger des putschistes le retour à la légalité républicaine, n’ont demandé aux mouvements séparatistes qui sèment le chaos au Sahara de cesser leurs violentes attaques contre l’État et les citoyens maliens. Il faut croire qu’un Mali rétif aux injonctions des puissances étrangères gêne plus les appétits impérialistes qu’une guerre civile frappant opportunément une région convoitée.

Odile Tobner

dimanche 15 avril 2012

Projection-débat: l'indépendance énergétique de la France se joue en Afrique

Le 26 Avril, à 20h30, Survie Gironde et l'assocation Tchernoblaye vous invite à assister à une projection-débat autour du film "Qui sème le vent", afin de débattre de la question du nucléaire en France, et de ses conséquences au niveau géopolitique. Le débat sera animé par Danyel Dubreuil (Survie) et Stéphane Lhomme (Tchernoblaye).
L'occasion pour tous de discuter de deux sujets curieusement oubliés dans le débat présidentiel: le nucléaire et les affaires étrangères.






Résumé:
Jean-Michel Ledantec et Coralie Martin, deux scientifiques travaillant pour une ONG environnementale et enquêtant au Niger sur la pollution radioactive des mines d'uranium exploitées par le groupe français Urania, sont kidnappés dans la région d'Arlit. En pleine renégociation du prix de l'uranium avec le Niger, la France voit dans cette prise d'otages un moyen de pression opportun. Mandaté par le Quai d'Orsay, Hugo Geoffroy rencontre à Niamey le colonel Aboubacar, patron de la sécurité intérieure nigérienne, et Yassine, contact désigné par le chef des ravisseurs, Abou Cherif, pour négocier avec la France. Parallèlement, le colonel Aboubacar est approché par les industriels chinois intéressés par les gisements d'uranium…

"Qui sème le vent" rappelle que l’uranium de nos centrales provient pour une large part du Niger, où la France a toujours jalousement veillé sur son approvisionnement, au prix d’une contamination de l’environnement à laquelle les populations locales sont exposées en permanence. Les différentes enquêtes et analyses indépendantes de la CRIIRAD ont en effet démontré depuis plusieurs années la réalité du scandale environnemental de la présence de notre fleuron industriel au Nord Niger, mais sans qu’aucune enquête fiable sur les maladies radio-induites des habitants de la région n’ait encore pu briser l’omerta imposée par le numéro un mondial du nucléaire. Le scénario s’inspire de faits politiques qui retracent la réalité de la présence au Niger de la COGEMA puis d’Areva : soutien au renversement du chef de l’Etat en 1974, complaisance envers le coup d’Etat constitutionnel du Président Tandja contre l’attribution de la mine d’Imouramen en 2009, diplomatie parallèle, imbrication entre réseaux politiques, militaires et industriels, gestion cynique et sans scrupule de la vie d’otages. Ce film est un outil pédagogique évident, qui montre par la fiction le vrai visage de la pseudo « indépendance énergétique » de la France, assise sur des décennies de pillage et de pollution : une indépendance qui a pour prix la confiscation de la souveraineté d’une autre nation.

Plus d'informations sur le site de l'Utopia

vendredi 6 avril 2012

Commémoration du génocide des Tutsi et Hutus modérés du Rwanda

BORDEAUX / PROGRAMME DE LA 18eme COMMEMORATION DU GENOCIDE DES TUTSI

"Ibuka", Souviens-toi que le 7avril 1994 débutait le dernier génocide du 20eme siècle. Celui-ci se commettait sous les yeux (plutôt fermés) de la communauté internationale. Notre pays, la France, multiplia les opérations d'intervention qui ne servirent pas à arrêter le crime des crimes, au contraire elles ont appuyé le gouvernement génocidaire : plus d'un million de morts dans moins de cent jours; un taux d'extermination record de plus de dix mille tués par jour dans les collines du Rwanda.
A Bordeaux, 18 ans après, nous construisons encore un barrage contre l'oubli, l'impunité et le négationnisme.
L'association Cauri en partenariat avec Survie Gironde et Ibuka vous invite samedi 7 avril 2012 à un après-midi de commémoration.

Programme:

De 14h à 15h30 :
  • Cérémonie sur le pont de pierre ( prise de paroles, chants, jet de fleurs à la Garonne).
  • Une marche silencieuse jusqu'à la mairie de Bordeaux.
De 16h à 18h :
  • Moment de recueillement dans la salle du Tchaï Bar au 49 rue du Mirail à Bordeaux
  • Chants Indiens
  • Projection du témoignage de Samuel Musabyimana, rescapé de Bisesero
  • Chants
  • Lecture de textes en hommage aux morts.
Collectif Girondin pour le Rwanda

samedi 31 mars 2012

La justice française autorise l'extradition au Rwanda d'un génocidaire présumé

La Cour d'appel de Rouen autorise l'extradition de Claude Muhayimana, un ressortissant franco-rwandais poursuivi au Rwanda pour sa participation présumée au génocide. L'avis doit encore être confirmé par la Cour de cassation.
Par Dépêche (texte)


AFP - La chambre de l'Instruction de la Cour d'appel de Rouen a donné un avis favorable à l'extradition d'un ressortissant franco-rwandais poursuivi au Rwanda pour sa participation présumée au génocide, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Cette décision rendue jeudi fait suite à un mandat d'arrêt international lancé en décembre dernier à l'encontre de Claude Muhayimana, 51 ans, par le Procureur général de la République du Rwanda, pour des faits présumés de génocide et de crimes contre l'humanité.

Me Géraldine Boitieux, l'avocate de Claude Muhayimana qui est employé municipal et possède la double nationalité, française et rwandaise, s'est pourvue en cassation pour faire annuler la décision. Si l'avis favorable à l'extradition était confirmé par la Cour de cassation la décision d'exécuter l'arrêt reviendra toutefois en dernier ressort au gouvernement.

Selon son avocate, Claude Muhayimana nie "toute participation" au génocide et se déclare prêt à être jugé par un tribunal français ou par le Tribunal pénal international pour le Rwanda. "Mon client estime ne pas avoir la garantie d'être jugé par un tribunal impartial dans ce pays compte tenu de la situation qui règne là-bas", a-t-elle affirmé.

L'ambassadeur du Rwanda en France a accueilli vendredi avec "satisfaction" cette décision. "La chambre de l'instruction (...) constate que les conditions légales de l'extradition sont remplies, que les faits reprochés n'ont aucun caractère politique et sont de nature criminelle (...) et que les juridictions rwandaises sont en mesure d'assurer les garanties fondamentales de procédure et de protection des droits de la défense", a-t-il assuré dans un communiqué.

De son côté Alain Gauthier président du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) qui défend des victimes du génocide s'est également félicité de la décision. "Je ne comprendrais pas maintenant que le pouvoir politique s'oppose à son application", a-t-il déclaré à l'AFP.

jeudi 29 mars 2012

Emission Radio: "Areva en Afrique"

Nous vous parlions récemment du dernier Dossier Noir signé Raphaël Granvaud, et intitulé "Areva en Afrique".
En guise de mise en bouche pour tous les curieux, Survie Gironde consacre son émission hebdomadaire à ce livre. Entre histoire du nucléaire, indépendance énergétique, et indépendances... tout court, du Niger à la France sur le dos de Guillaumat, De Gaulle et consorts, voilà la première partie de cette présentation.
La deuxième partie de l'émission est consacrée à un retour sur le rapport Trévidic-Poux, une lueur d'espoir pour les associations qui souhaitent une vraie justice sur les crimes commis au Rwanda en 1994.

Bonne écoute !

Biens mal acquis : la Guinée équatoriale menace la France

Le gouvernement équato-guinéen a demandé, jeudi 29 mars, à la France de freiner la procédure de demande d'un mandat d'arrêt international à l'encontre de Teodorin Obiang, le fils du président équato-guinéen Téodoro Obiang, menaçant de s'en prendre aux entreprises françaises en Guinée.

"Devant cette provocation ouverte contre l'Etat équato-guinéen, le gouvernement recommande au gouvernement français qu'il prenne des mesures immédiates pour freiner la continuité de ces actions déstabilisatrices", selon un communiqué dans lequel Malabo estime que les "entreprises françaises (...) devront (...) partager les conséquences négatives qui découlent de cette situation".

Dans le cadre de l'enquête ouverte en France sur les biens mal acquis, les juges d'instruction ont entamé au début de mars la procédure de lancement d'un mandat d'arrêt en sollicitant l'avis du parquet, selon une source proche de l'enquête. Ils soupçonnent Teodorin Nguema Obiang Mangue de blanchiment et de détournement de fonds publics étrangers.

(Source: le Monde - AFP. Publié le 29/03: http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/29/biens-mal-acquis-la-guinee-equatoriale-menace-la-france_1677774_3212.html)

La justice française enquête depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles trois chefs d'Etat africains, Denis Sassou Nguesso, du Congo, Teodoro Obiang Nguema et le défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France. Les enquêteurs soupçonnent que ces biens ont été acquis à partir de détournements de fonds publics.

mercredi 28 mars 2012

L'édito de Billets d'Afrique et d'Ailleurs (mars 2012)

Retrouvez ici chaque mois l'édito du mensuel publié par SURVIE :
Billets d'Afrique et d'ailleurs.
S'abonner à Billets d'Afrique et d'ailleurs.


Eux, c'est eux.


Une fois encore, l’actualité françafricaine révèle l’état de délabrement de la République française, confisquée par une partitocratie cynique, dont les oppositions superficielles recouvrent une profonde communauté d’intérêts : à l’aube d’une campagne électorale qui s’annonce animée, deux leaders des deux partis qui gèrent la France depuis trente ans ont rendu hommage à deux dictateurs d’Afrique francophone. Sarkozy, chef de l’État, mais surtout de l’UMP, a reçu Sassou Nguesso, le despote congolais, le 8 février à l’Élysée, ce qui lui a valu les critiques du PS.

Pourtant l’apparatchik socialiste Laurent Fabius, dont on dit qu’il convoite le ministère des Affaires étrangères, est allé lui-même serrer la pince à Ali Bongo, le tiroir-caisse gabonais, le 14 février à Libreville. Ce parcours n’est pas sans rappeler celui d’Alain Juppé, autre ex-gloire de la politique française, parti cautionner le fantoche camerounais Biya avant de revenir prendre la tête du Quai d’Orsay. Si tel est le parcours obligé pour les ex-meilleurs d’entre les apparatchiks ambitionnant un dernier tour de piste, on ne s’étonne plus de l’état de nos institutions : imagine- t-on un Premier ministre britannique allant se prosterner devant Idi Amin Dada ?

Ces oligarques ne manqueront pas de beaux discours pour justifier leurs génuflexions. L’apparatchik de gauche évoquera, débonnaire, la nécessité d’accompagner ces grands enfants de tyrans sur la voie d’une démocratie, cer­ tes imparfaite, mais que l’on n’améliorera que graduellement ; l’oligarque de droite allèguera, martial, l’amour du drapeau, qui lui impose une realpolitik dont il lui importe peu qu’elle semble cynique aux yeux des naïfs « droits-de-l’hommistes », pourvu qu’elle soit profitable à la France.

Mais les faits sont têtus qui démentent ces belles paroles. Cinquante ans de Françafrique, loin de permettre à l’Afrique francophone de progresser sur la voie du développement, l’ont enfoncée dans l’impasse où nous la voyons se débattre. 

Quant à la France, le pillage de l’Afrique auquel on procède en son nom ne lui a pas évité de tomber dans l’état où nous la voyons : en pleine faillite économique et financière, bientôt sociale et surtout morale, à comparer avec les brillants résultats de l’Allemagne, qui ne se porte pas plus mal d’avoir appris à se passer de son empire, bien au contraire : quand la France imposait sa grotesque zone franc à des pays misérables entre les misérables, l’Allemagne se taillait par ses propres moyens une zone deutschmark au cœur même de l’Europe. On ne joue pas là dans la même cour.

La Françafrique ne fait pas que révéler les tares d’une oligarchie dont le cynisme arrogant peine à masquer l’incompétence absolue : elle est en elle-même une des causes de la faillite de la République française en ce qu’elle favorise – ironie de l’histoire – le développement en France des maladies qu’elle a cultivées en Afrique : corruption, anéantissement des contre-pouvoirs et toute-puissance de réseaux occultes assurant la promotion des plus nuls et le triomphe de la kleptocratie : tout cela, dont l’ Afrique francophone souffre depuis cinquante ans, c’est la France qui en pâtit aujourd’hui. 

Les Français prennent peu à peu conscience qu’en Françafrique comme en France, cette oligarchie est au service d’intérêts particuliers, et non du peuple qu’elle prétend représenter. Il n’est pas loin le temps où, à cette oligarchie gâteuse, les citoyens adresseront les mots par lesquels Laurent Fabius avait, dans l’insolence de sa jeunesse, qualifié l’accueil par Mitterrand d’un dictateur polonais – “lui c’est lui, et moi, c’est moi” – : eux c’est eux, et nous, c’est nous.

Odile Tobner

jeudi 15 mars 2012

Cyberaction : Stoppons les financements de l’Union européenne en faveur des grands barrages dans les pays du Sud !


La Banque européenne d’investissement (BEI) est la Banque publique de l’Union européenne. Dotée d’un mandat de développement et d’éducation, elle a pourtant accordé depuis 2003 près de 900 millions d’euros de prêts aux grands barrages dans les pays du Sud. Or les grands barrages ne constituent pas une énergie propre et durable : leurs conséquences sont désastreuses pour l’environnement et pour les populations locales. Il est temps que la Banque de l’Union européenne arrête de soutenir ces projets néfastes et oriente ses financements vers la petite hydroélectricité et les autres énergies réellement renouvelables ! Pour faire pression sur la BEI, signez notre cyberaction !
Lien vers la cyberaction : http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stoppons-financements-union-europeenne-faveur-grands-barrages-pays-sud-439.html

mercredi 14 mars 2012

La Françafrique et l'élection présidentielle française.


A quand la fin des valises ?

Les médias et les principaux candidats n'en parlent pas, Survie le fait pour eux !

Survie Gironde vous invite à assister à la conférence-débat de Fabrice Tarrit, président de l'association SURVIE, qui nous proposera un décryptage des programmes, des diverses déclarations et du passif des petits et grands candidats à l'élection présidentielle française prochaine.

Vous trouverez un article sur le sujet de Fabrice Tarrit ici.

La Françafrique n'est pas une fatalité ! venez nombreux-ses !

17 mars 2012 – Manifestation anticoloniale et antiraciste partout en France

POUR UNE MARCHE ANTICOLONIALE ET ANTIRACISTE

RDV Place de la Victoire à 13h accueil de la Marche Paris 2012 des Indignés et départ de la marche anticoloniale et antiraciste à 14h


En France comme ailleurs, la crise économique et sociale favorise une offensive sécuritaire,
xénophobe, islamophobe et raciste qui menace les droits et libertés démocratiques des citoyen –ne- s et des résidents étrangers, ainsi que nombreux acquis sociaux. Les propos stigmatisant de dirigeants politiques de la droite et de l’extrême droite, soutenus par des intellectuels et quelques éditorialistes, légitiment et banalisent les pratiques racistes de plus en plus fréquentes parmi les forces de l’ordre, notamment. Les lois et mesures discriminatoires et sécuritaires s’accumulent, encouragée par la multiplication des déclarations qui désignent les immigré-e-s, les sans-papier-e-s, les « musulman-e-s », les Rroms et les chômeurs comme les membres des nouvelles classes pauvres et dangereuses. Dans cette conjoncture, et au lendemain de la conférence de presse du 10 janvier 2012 convoquée par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, le pire est à craindre avec l’ouverture de la campagne présidentielle marquée par la radicalisation de l’UMP et la montée du Front National.
Toutes ces dispositions doivent être abrogées, cette politique immédiatement arrêtée et les sans-papiers régularisés. Celles et ceux qui disent incarner l’alternance doivent s’y engager.
50 ans après la fin de la guerre d’Algérie et les indépendances, la France continue de soutenir, au delà de son « pré carré » en Afrique, des régimes dictatoriaux et corrompus, tout en restreignant comme jamais auparavant le droit d’asile pour celles et ceux qui sont persécutés.
50 ans après les indépendances, les habitants français et étrangers des quartiers populaires, et les jeunes, surtout s’ils sont originaires du Maghreb et d’Afrique noire, sont toujours considérés comme des ennemis intérieurs.
Dans ce contexte, il est plus que jamais nécessaire de rappeler les liens entre l’histoire et l’actualité, entre la violence d’Etat, le racisme et le néocolonialisme.