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dimanche 10 avril 2016

Lundi 18 avril : soirée sur la Centrafrique à l'Athénée Libertaire



Si les médias s'intéressent ces derniers jours aux accusations de viols sur mineurs portées contre des militaires français dans ce pays, rien n'est dit de la très grande influence à la fois des institutions françaises et des réseaux françafricains en Centrafrique. 
Pourquoi et comment ce pays se retrouve-t-il en plein chaos ?
Comment s'organise l'exploitation de ses ressources naturelles ?
Quels sont les enjeux militaires, économiques, diplomatiques français ?
Quels liens peut-on faire entre le maintien d'une domination coloniale et le "terrorisme" ?
Autant de questions que nous pourrons aborder en votre présence.



Notez également que SURVIE a co-signé une tribune sur libération.fr intitulée :


Cet appel fait suite à la rédaction par SURVIE d'un dossier complet sur la coopération militaire française au service des dictatures, à l'occasion des élections au Congo-B, Gabon, Tchad et à Djibouti.
Si vous pensez déjà tout savoir, vous pouvez tester le quizz en ligne de SURVIE !
La soirée du 18 avril sera l'occasion de retrouver ce dossier sur notre stand.




vendredi 22 avril 2016 : l'État Français et le génocide des Tutsi





En novembre 2015 SURVIE a déposé plainte contre X pour des faits de complicité de génocide et complicité de crime contre l'humanité.
Cette plainte vise des responsables politiques et militaires français en poste au début des années 90 pour l'assistance qui a été fournie au régime qui a préparé puis commis ce génocide, notamment sous la forme de livraisons d'armes et de munitions avant et pendant le génocide.

SURVIE GIRONDE vous invite à cette réunion publique pour échanger et répondre à vos questions à propos des nombreux éléments qui ont amené SURVIE à déposer cette plainte.
Pour aller plus loin : http://survie.org/genocide


suite à la sortie d'un livre sur lui, le maire de Bordeaux Alain Juppé a tweeté, avec 30 minutes d'avance sur le 1er avril mais 22 ans de retard sur l'Histoire, que "faire procès à la France de porter une part de responsabilité dans le génocide au Rwanda est une honte et une falsification historique".

A la suite de cette nouvelle négation du rôle des autorités politiques et militaires françaises, la Communauté Rwandaise de France a lancé une pétition que nous vous invitons fortement à signer et faire signer :

Voir également cette tribune dans Jeune Afrique à propos d'Alain Juppé :


Enfin, parmi les articles parus à l'occasion des 22èmes commémorations du génocide, nous vous invitons à prendre connaissance :
- d'une tribune dans lemonde.fr intitulée "Rwanda : il faut briser le silence !" dont SURVIE est signataire
- du "point de vue" de Sylvie Brunel également sur lemonde.fr
- du non avancement dans l'accès aux archives promis par François Hollande en avril 2015
- et de l'absurdité des arguments avancés par Dominique Bertinotti (descendre sur la page jusqu'à sa photo), mandataire des archives de François Mitterrand.





vendredi 19 février 2016

Les traités de libre-échange: régressions sociales, politiques et environnementales?

Survie Gironde et OSB IV organisent une table ronde autour des traités de libre-échange en place et à venir dans notre système économique de plus en plus globalisé.
A l'heure où l'Europe s'alarme de la signature potentielle de l'accord TAFTA de libre-échange avec l'Amérique du Nord, nous tenterons d'analyser cet accord et de le mettre en perspective avec les APE ("le baiser de la mort de l'Europe à l'Afrique" selon J.Berthelot) et le NAFTA, déjà en place en Amérique du Nord.

A cette occasion, nous ferons intervenir :

  • Braulio Moro, journaliste, économiste et membre de France Amérique Latine (FAL) qui présentera le NAFTA : traité en vigueur entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.
  • Lala Hakuma Dadci membre de l'AITEC (Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs) qui abordera les APE (Accords de Partenariat Economique) entre l'Union Européenne et les pays d'Afrique de l'Ouest.
  • Léo Charles, membre du collectif Stop Tafta 33 et d'Attac Campus Bordeaux, qui exposera les enjeux du TAFTA, le traité de libre-échange économique entre les Etats-Unis et l'Union Européenne.

Ces présentations seront suivies d'un débat entre le public et les intervenants. De plus des stands d'information seront tenus avant et après la table ronde avec : ATTAC 33, FAL 33, Peuples Solidaires, Les Amis de la Terre et Survie Gironde.


Entrée Libre- Venez nombreux !


PS: Une vidéo permettant de mieux comprendre les enjeux liés aux APE.

mercredi 3 février 2016

Semaine Anticoloniale 2016

Survie Gironde participera à la semaine anticoloniale 2016, aux côtés de nombreuses autres associations.
En particulier, nous vous invitons le 25 Février à une table ronde sur le thème:


L'Etat d'Urgence: un outil de maintien de l'ordre colonial

Nous nous intéresserons aux racines coloniales de l'État d'urgence, que nos députés viennent de prolonger de 3 mois, et décortiquerons ensemble la doctrine à l’œuvre quand il s'agit de restreindre les libertés sous couvert de "lutte contre le terrorisme", que ça soit en France ou dans les anciennes colonies d'Afrique.
RDV 19h30 à l'Athénée Libertaire, 7 rue du Muguet à Bordeaux (proche du cours V. Hugo)
Entrée libre.

Sur le même sujet, Survie a réalisé un dossier intitulé les dangereuses impostures de la "guerre contre le terrorisme"  rassemblant des textes et articles publiés récemment visant à apporter divers éclairages sur les origines coloniales de l’état d’urgence, sur la « guerre contre le terrorisme » menée en Afrique et sur ses enjeux en Afrique et en France. Vous le trouverez sur le site de Survie mais également en le téléchargeant via ce lien - http://survie.org/IMG/pdf/Dossier_etat_d_urgence_terrorisme_VFinale_mise_en_page-2.pdf

Enfin, nous vous invitons également à lire l'édito d'Odile Tobner dans le mensuel de l'association Billets d'Afrique et d'Ailleurs.



mercredi 27 janvier 2016

Retrouver la conférence de Nicolas Sersiron

Lors de la Semaine de la Solidarité Internationale 2015, Survie Gironde avait organisé une conférence autour des impacts sociétaux et environnementaux de la dette, en invitant Nicolas Sersiron, président du CADTM France.
A tous ceux qui n'ont pu assister à cette intervention, et à ceux qui souhaitent la revoir, elle est à présent accessible sur le net.
Bon visionnage

vendredi 11 décembre 2015

Mercredi 16 décembre 2015 : Pétrole et dictature au Congo-Brazzaville

Mercredi 16 décembre 2015, Survie Gironde organise une conférence-débat intitulée :

Le pétrole au service de la dictature : 
le cas du Congo-Brazzaville

Parmi les questions qui seront abordées :
Comment le Congo-Brazzaville, riche en pétrole, se retrouve-t-il parmi les pays pauvres les plus endettés du monde ? A qui profite l'extraction de son pétrole ?
Où en est la politique de coopération française avec un État gangrené par la corruption et la violence ?
Comment se positionne-t-elle face au dictateur Sassou Nguesso qui modifie ces jours-ci la constitution pour se maintenir au pouvoir ?
Quelles actions peut-on mener en France pour soutenir le peuple congolais ?

Ça se passe au ZIG ZAG, 73 cours de l'Argonne, à partir de 19h  
(arrêt Saint Nicolas ou Victoire tram B)

Entrée libre.
La rencontre sera suivie d'un pot au bar pour des discussions informelles.
Pour aller plus loin vous pouvez consulter le dossier de Survie sur le Congo-Brazzaville :

Page facebook de l'événement : https://www.facebook.com/events/180485345634548/

mercredi 2 décembre 2015

Bisesero : les parties civiles demandent des mises en examen

Plus de 21 ans après le génocide des Tutsi au Rwanda, les parties civiles dans la procédure ouverte au tribunal de grande instance de Paris du chef de complicité de génocide au Rwanda en 1994, demandent que toute la mesure de l’enquête soit enfin prise et notamment que les conséquences soient tirées des déclarations discordantes faites récemment par deux officiers supérieurs de l’armée française entendus sous le statut de témoin assisté et qui doivent, selon nos organisations, être mis en examen, pour ce qui concerne le volet Bisesero de l’instruction.

Constituées parties civiles depuis 2006 dans l’information judiciaire en cours, nos associations n’ont cessé de fournir aux différents juges saisis des observations et notes de nature à faire avancer la manifestation de la vérité.

 « Aujourd’hui et s’agissant en particulier des faits survenus dans les collines de Bisesero dans les derniers jours du mois de juin 1994 où plusieurs centaines de civils tutsi ont péri ou ont été blessés sous les coups de militaires de l’armée rwandaise et de miliciens, nous demandons aux juges saisis de mieux qualifier les responsabilités des militaires français alors présents » ont déclaré nos organisations.

Certains éléments des forces spéciales françaises ayant pour mandat exprès de faire cesser les massacres, même au moyen de la force, étaient stationnés à environ cinq kilomètres à vol d’oiseau de la scène de crimes dans la commune de Gishyita et disposaient d’informations, de moyens d’observations, de moyens de communication et des moyens matériels qui auraient dû permettre une intervention immédiate et salvatrice. Tel n’a pas été le cas. L’enquête a en effet révélé que la hiérarchie militaire disposait d’informations crédibles et suffisantes dès l’après-midi du 27 juin 1994.

Pourtant, et alors que les éléments de la procédure démontrent qu’ils ne pouvaient l’ignorer, les deux officiers supérieurs entendus par les juges soutiennent encore ne pas avoir été informés, entre les 27 et 30 juin 1994, de la réalité des massacres en cours sur les populations civiles Tutsi.

Les massacres dureront jusqu’au 30 juin, date à laquelle l’armée française « découvrira » les cadavres et les survivants dans des conditions qui restent à éclaircir. En effet, non seulement aucun document de la procédure ne fait état d’un ordre de mission émanant de l’état-major des armées ou du commandant de la force Turquoise pour intervenir à Bisesero et mettre fin aux massacres, mais surtout des militaires entendus dans la procédure font valoir que c’est en désobéissant aux ordres et en se rendant de leur propre initiative dans ces collines qu’ils ont pu sauver les derniers survivants. Les deux officiers supérieurs impliqués, responsables des opérations sur le terrain à l’époque des faits, ont été placés sous le statut de témoins assistés, qui paraît pour le moins inapproprié. Les éléments actuellement au dossier font au contraire présumer qu’existent contre eux des indices graves ou concordants de nature à justifier une mise en examen.

Au regard des avancées de l’instruction, il apparaît aujourd’hui nécessaire d’engager des responsabilités pénales concrètes, car l’abstention d’intervenir du 27 au 30 juin 1994, en ce qu’elle a permis de faciliter la préparation et la consommation du crime, peut juridiquement s’analyser en complicité de génocide par aide ou assistance.

Les parties civiles ont également déposé de nombreuses demandes d’actes qui visent en particulier à la transmission de documents militaires essentiels à la manifestation de la vérité et aux auditions de nombreux militaires et de nombreux journalistes présents au Rwanda en 1994 et jamais entendus.

Au delà des mises en examen demandées, la poursuite de l’instruction doit permettre de mieux comprendre la chaîne des responsabilités militaires et politiques.

CONTEXTE

Au cours du génocide des Tutsi au Rwanda, en 1994, la France a mené l’opération militaire Turquoise, autorisée par la résolution 929 du 22 juin 1994 du Conseil de sécurité de l’ONU. Selon son ordre d’opération, Turquoise devait « mettre fin aux massacres partout où cela sera possible, éventuellement en utilisant la force. » Dirigée par le général français Jean-Claude Lafourcade, l’opération militaire présentée comme humanitaire a été décriée notamment en raison des événements survenus à Bisesero. Dans cette chaîne de collines située au nord de la zone Turquoise, des dizaines de milliers de Tutsi ont été massacrés d’avril à juillet 1994.

La FIDH, la LDH et SURVIE se sont constituées parties civiles aux côtés de victimes rwandaises ayant déposé des plaintes en février 2005 auprès du Tribunal aux armées de Paris pour complicité de génocide. L’instruction en cours doit permettre d’élucider les circonstances qui ont conduit à l’absence de protection de 2000 civils Tutsi de Bisesero et au massacre de 1000 d’entre eux par les forces génocidaires, et de déterminer les éventuelles responsabilités militaires et politiques françaises.

Plus d'informations:
- sur mediapart
- sur france info
- sur le monde
- sur libération

vendredi 13 novembre 2015

Conférence: "Dette et extractivisme : quelles conséquences sociales et écologiques?"

Dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale, l'association Survie Gironde vous convie à une projection/conférence/ débat le samedi 21 novembre à 17h à Darwin. Projection du documentaire Terres de schiste, conférence et débat avec N. Sersiron, président du CADTM France (Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers-Monde) et auteur de "Dette et Extractivisme: la résistible ascensiond'un duo destructeur", avec le concours du Collectif SSI Bordeaux centre et du Projet Darwin.


N. Sersiron nous présentera les mécanismes du pillage des ressources et son impact, notamment sur le climat, et proposera des alternatives concrètes; venez en discuter.

Vous pouvez dors et déjà écouter une émission radio à laquelle Nicolas Sersiron à participer:


Entrée gratuite, places limitées

Darwin éco-système, 87 quai de Queyries, 33100 Bordeaux

lundi 13 avril 2015

Alain Juppé démenti par la Mission d'information parlementaire


Ce vendredi 10 avril 2015, commentant la déclassification des archives de l'Élysée sur le Rwanda pour la période de 1990 à 1995, Alain Juppé a déclaré : « J'ai déjà dit à plusieurs reprises que l'idée que la France ait pu participer, organiser ou avoir une responsabilité, quelle qu'elle soit, dans le génocide était une falsification historique » reprenant en effet les mêmes termes qu'il tenait l'an dernier, à la même époque : « La campagne de falsification historique dont la France est régulièrement la cible depuis vingt ans suscite incompréhension et indignation. »

En nous reportant au rapport de la Mission d'Information Parlementaire (MIP)1 française de 1998, et plus particulièrement à son analyse de l'action de la diplomatie française menée par Alain Juppé en 1994, nous présentons ici les éléments principaux qui interrogent grandement quant à ses responsabilités de Ministre des Affaires Étrangères durant le génocide des Tutsi.

vendredi 3 avril 2015

7 et 11 avril 2015 : Commémorations du génocide des Tutsi et conférence gesticulée

Il y a 21 ans, l’État Français apportait, en toute connaissance de cause, son indéfectible soutien à un régime qui préparait puis réalisait un génocide, celui des Tutsi du Rwanda.

Comme tous les 7 avril depuis cette complicité, l'association SURVIE sera cette année encore auprès des rescapés et des familles de victimes, pour se souvenir de ce million de personnes, de bébés, d'enfants, de femmes, d'hommes et de vieillards, à qui l'on n'a pas seulement ôté la vie, mais qui ont été exclus de l'humanité par leurs bourreaux, et ceux qui les ont soutenus.

C'est pour ne pas les oublier, et leur rendre leur humanité, que Survie Gironde sera aux côtés de l'association Cauri ce mardi 7 avril 2015.
Un premier rendez-vous est donné à 11h au pont de pierre pour un traditionnel jet de fleurs sur la Garonne, puis à 18h dans le parc de la chapelle de Mussonville (tram C arrêt Mussonville), au siège de l'Homme debout dédié par la commune de Bègles aux victimes du génocide des Tutsi.
 
 
 
Samedi 11 avril à 17h, à la maison cantonale (20 rue de Chateauneuf à Bordeaux), Survie Gironde a le plaisir de vous inviter à une conférence gesticulée :

 Mille collines, mille coopérants ... et moi, et moi, et moi ?
 
Les 2 "conférenciers gesticulants" nous parlerons des années 1992-1993 au Rwanda, pour rappeler que ce génocide n'avait rien de "spontané", comme cela a souvent été dit, mais qu'il fut planifié, organisé, et annoncé aux autorités françaises. 
 
Rappelons que lors de son audition par la Mission d'Information Parlementaire française de 1998, l'ambassadeur français au Rwanda Georges Martres témoignera que "le génocide était prévisible dès cette période [1990]"
 
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