LA FRANÇAFRIQUE N'EST PAS UNE FATALITÉ ! INFORMEZ-VOUS ! ENGAGEZ-VOUS !

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LA FRANÇAFRIQUE N'EST PAS UNE FATALITÉ !
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jeudi 15 mars 2012

Cyberaction : Stoppons les financements de l’Union européenne en faveur des grands barrages dans les pays du Sud !


La Banque européenne d’investissement (BEI) est la Banque publique de l’Union européenne. Dotée d’un mandat de développement et d’éducation, elle a pourtant accordé depuis 2003 près de 900 millions d’euros de prêts aux grands barrages dans les pays du Sud. Or les grands barrages ne constituent pas une énergie propre et durable : leurs conséquences sont désastreuses pour l’environnement et pour les populations locales. Il est temps que la Banque de l’Union européenne arrête de soutenir ces projets néfastes et oriente ses financements vers la petite hydroélectricité et les autres énergies réellement renouvelables ! Pour faire pression sur la BEI, signez notre cyberaction !
Lien vers la cyberaction : http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stoppons-financements-union-europeenne-faveur-grands-barrages-pays-sud-439.html

mercredi 14 mars 2012

La Françafrique et l'élection présidentielle française.


A quand la fin des valises ?

Les médias et les principaux candidats n'en parlent pas, Survie le fait pour eux !

Survie Gironde vous invite à assister à la conférence-débat de Fabrice Tarrit, président de l'association SURVIE, qui nous proposera un décryptage des programmes, des diverses déclarations et du passif des petits et grands candidats à l'élection présidentielle française prochaine.

Vous trouverez un article sur le sujet de Fabrice Tarrit ici.

La Françafrique n'est pas une fatalité ! venez nombreux-ses !

17 mars 2012 – Manifestation anticoloniale et antiraciste partout en France

POUR UNE MARCHE ANTICOLONIALE ET ANTIRACISTE

RDV Place de la Victoire à 13h accueil de la Marche Paris 2012 des Indignés et départ de la marche anticoloniale et antiraciste à 14h


En France comme ailleurs, la crise économique et sociale favorise une offensive sécuritaire,
xénophobe, islamophobe et raciste qui menace les droits et libertés démocratiques des citoyen –ne- s et des résidents étrangers, ainsi que nombreux acquis sociaux. Les propos stigmatisant de dirigeants politiques de la droite et de l’extrême droite, soutenus par des intellectuels et quelques éditorialistes, légitiment et banalisent les pratiques racistes de plus en plus fréquentes parmi les forces de l’ordre, notamment. Les lois et mesures discriminatoires et sécuritaires s’accumulent, encouragée par la multiplication des déclarations qui désignent les immigré-e-s, les sans-papier-e-s, les « musulman-e-s », les Rroms et les chômeurs comme les membres des nouvelles classes pauvres et dangereuses. Dans cette conjoncture, et au lendemain de la conférence de presse du 10 janvier 2012 convoquée par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, le pire est à craindre avec l’ouverture de la campagne présidentielle marquée par la radicalisation de l’UMP et la montée du Front National.
Toutes ces dispositions doivent être abrogées, cette politique immédiatement arrêtée et les sans-papiers régularisés. Celles et ceux qui disent incarner l’alternance doivent s’y engager.
50 ans après la fin de la guerre d’Algérie et les indépendances, la France continue de soutenir, au delà de son « pré carré » en Afrique, des régimes dictatoriaux et corrompus, tout en restreignant comme jamais auparavant le droit d’asile pour celles et ceux qui sont persécutés.
50 ans après les indépendances, les habitants français et étrangers des quartiers populaires, et les jeunes, surtout s’ils sont originaires du Maghreb et d’Afrique noire, sont toujours considérés comme des ennemis intérieurs.
Dans ce contexte, il est plus que jamais nécessaire de rappeler les liens entre l’histoire et l’actualité, entre la violence d’Etat, le racisme et le néocolonialisme.

Tchad : un député incarcéré pour « braconnage », un président criminel accueilli à Marseille




Communiqué, le 14 mars 2012


Alors que la répression contre les opposants se poursuit au Tchad, quatre ans après la disparition d’Ibni Oumar Mahamet Saleh, Idriss Déby est accueilli triomphalement à Marseille par Nicolas Sarkozy. Les promesses de rupture avec la Françafrique du président-candidat tombent définitivement à l’eau.

Le député d’opposition tchadien Gali N’Gothé Gatta a été arrêté le 4 mars par les forces de défense et de sécurité de son pays et placé en garde à vue. Jugé le 6 mars pour braconnage et tentative de corruption, il a été condamné à un an d'emprisonnement ferme malgré des vices de forme dans la procédure et surtout, en dépit de son immunité parlementaire.
L'arbitraire de cette inculpation suscite l’émotion et la colère au sein de l'opposition tchadienne, régulièrement victime d’intimidations, menaces et même d’exactions. Rappelons en particulier l'arrestation et la disparition en 2008 d’Ibni Oumar Mahamet Saleh très probablement assassiné sans que l'enquête internationale diligentée n’ait à ce jour permis de faire complètement la lumière sur cet épisode, ni à ce que cette affaire soit jugée.
Si Nicolas Sarkozy s'était engagé à peser sur l'État tchadien pour que la vérité sur cette disparition apparaisse enfin, il n'y a eu à ce jour aucune démarche engagée à l'initiative du gouvernement français.
Le harcèlement des parlementaires est une technique récurrente du pouvoir tchadien, comme l’atteste la procédure de levée de l’immunité parlementaire qui pèse sur un autre député tchadien, Saleh Kebzabo.

L'État français et son Président actuel, qui n'ont jamais marqué la moindre réticence face à ces atteintes manifestes aux droits humains, ont accueilli comme un «héros du bien commun» le président Déby au Forum Mondial de l’eau, à Marseille, ce lundi 12 mars 2012. Ce dernier, comble de l’ironie, était censé mener un débat international sur la sauvegarde du Lac Tchad, lui qui n’a jamais défendu que les intérêts de son clan, et accessoirement ceux de la France.

Les intérêts stratégiques et militaires français au Tchad sont, il est vrai, très anciens, et défendus en toute opacité par l'opération Epervier, « provisoire » depuis 1986, qui a permis à plusieurs reprises à Idriss Déby de conserver le pouvoir par la force.

Cette collaboration ostentatoire de l'État français avec une dictature criminelle qui se moque des aspirations de son peuple suscite de nombreuses réactions de protestation, y compris au sein de la classe politique et du Parlement français, car elle ne fait pas honneur à notre pays.

La période électorale que la France traverse actuellement doit être l'occasion d'une remise en cause profonde de la politique africaine menée depuis 50 ans, afin d'établir enfin une relation équilibrée et respectueuse des droits humains.

vendredi 24 février 2012

Soutien aux peuples en lutte : au Sénégal comme ailleurs, la France doit cesser son aide au "maintien de l’ordre"

Survie relaye ce communiqué d’Attac France, dont l’association Survie est membre.

ATTAC France tient à exprimer sa solidarité à l’égard du large mouvement populaire au Sénégal. Par sa résistance et la constance de sa mobilisation, le peuple sénégalais montre qu’il ne se laissera pas confisquer sa souveraineté par la mascarade électorale que tente d’imposer Abdoulaye Wade.

Plus largement, cela démontre, si besoin était, que l’exaspération face à des pouvoirs illégitimes et l’aspiration à une véritable démocratie dépassent les pays du Maghreb et du Machrek, et s’expriment indépendamment de l’agenda politique des grandes puissances occidentales. Alors que celles-ci prétendent exporter la démocratie par la guerre en Côte d’Ivoire ou en Libye, leur attitude face au hold-up électoral du Président Wade dira si elles continuent de fermer les yeux tant que le régime est un allié de leurs intérêts économiques.

La France est particulièrement concernée par ce qui se passe au Sénégal, comme partout en Afrique francophone, puisque dans le cadre de sa coopération militaire et policière, scellée par un accord en cours de renégociation, elle contribue à équiper et former les unités qui répriment actuellement les manifestations. À l’occasion de la semaine anticoloniale et d’une campagne présidentielle dont ces questions sont absentes, il est urgent de le dire et de le répéter : Paris doit rompre toute coopération militaire avec des régimes illégitimes, et cesser toute présence et intervention militaire extérieure en dehors de mandats d’une ONU réformée, qui ne sera plus instrumentalisée par les grandes puissances.

Celles-ci doivent maintenant se positionner publiquement : reconnaîtront-elles la "victoire" de Wade dans de telles conditions ?
Comme lors de la tenue du forum social mondial à Dakar (février 2011), la solidarité entre les peuples doit l’emporter.

Le 13 mars : Ciné-débat autour du film "Thomas Sankara, l'homme intègre"

L'asstech, l'association des étudiants en Carrières Sociales de la filière Gestion du Développement et de l'Action Humanitaire (IUT Michel de Montaigne, Bordeaux 3) organise la projection du documentaire

"Thomas Sankara, l'homme intègre

suivie d'une rencontre débat avec :

- Comi Toulabor, directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques et membre du LAM (Les Afriques dans le Monde, anciennement CEAN),  

- Survie Gironde  

- Corneille Onadja, étudiant burkinabé en Carrières Sociales GDAH.

A travers l'exemple du Burkina Faso, il s'agira de faire la démonstration que l'absence de démocratie dans les anciennes colonies françaises africaines n'est pas une fatalité mais bien le résultat d'une volonté commune de la part d'élites françaises et africaines, politiques et économiques.
Nous partirons donc de l'exemple du Burkina Faso pour dénoncer le système Françafrique dans son intégralité.




Thomas SANKARA - Une Homme Integre par raisonnez

Cette projection-débat gratuite aura lieu le mardi 13 mars à 18h30, à l'amphi 1 de l'IUT Michel de Montaigne (proche de la gare Saint Jean) : voir plan ici.



Semaine anti-coloniale et antiraciste: faîtes votre choix!

La semaine anti-coloniale et anti-raciste a lieu, partout en France, du 23 Février au 11 Mars. Survie y participe, avec de nombreuses associations (une projection-débat aura lieu à l'Utopia le 10 mars).

Comme chaque année, nous vous encourageons à participer à cet évènement. Et comme chaque année, les collectifs présents vous permettent d'élire les personnalités qui vous le plus marquées cette année, sur les sujets épineux du racisme et du colonialisme.

Ainsi, dans la catégorie Colonialiste de l'année, les nominés sont:
  • Arno Klarsfeld,
  • Claude Guéant,
  • La droite populaire,
  • Quelques députés UMP
  • Richard Prasquier
  • Jean-Jacques Jordi
Et dans la catégorie prix Françafrique:
  • Paul Biya
  • Amesys
  • le Général Tauzin
  • Alain Juppé
  • BNP Paribas
  • la Force Licorne
Malgré l'absence de certains noms dans ces listes, n'hésitez pas à faire connaître vos choix, en votant ici.

France-Rwanda: Silence, la justice fait son travail

Le tribunal de Paris devait examiner cette semaine la demande d'extradition de Hyacinthe Nsengiyumva Rafiki, un ancien ministre rwandais que Kigali accuse de participation au génocide. L'intéressé avait été interpelé l'an dernier en vertu d'un mandat d'arrêt rwandais de 2008, puis placé en liberté sous contrôle judiciaire. Mais la justice a perdu son dossier d'extradition. Cette situation, même si elle n’est pas inédite, est tout de même très rare, et tombe au plus mal, vu le contentieux entre Paris et Kigali au sujet des présumés génocidaires installés en France.

Lire la suite sur rfi.fr

CI: l'enquête de la CPI étendue aux crimes commis depuis 2002

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a vu son mandat en Côte d’Ivoire étendu aux crimes commis entre le 19 septembre 2002 et le 28 novembre 2010.

L’enquête de la Cour pénale internationale (CPI) en Côte d’Ivoire va être étendue aux « crimes qui auraient été commis entre le 19 septembre 2002 et le 28 novembre 2010 », ont annoncé les juges de La Haye dans un communiqué publié jeudi 23 février sur le site de la CPI.
Le 19 septembre 2002 coïncide avec la tentative de coup d'État contre l'ancien président Laurent Gbagbo. Le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo avait plusieurs fois demandé aux juges l’autorisation d’enquêter sur des crimes relevant de la compétence de la Cour s'étant déroulés depuis cet événement. « Il existe une base suffisante pour conclure que des attaques généralisées et systématiques contre la population civile supposée soutenir les rebelles ont été commises à la suite de la tentative » de coup d'État, ont ainsi indiqué les juges.
Luis Moreno-Ocampo était jusqu’à présent autorisé à enquêter sur les exactions commises par les camps de Laurent Gbagbo et du président Alassane Ouattarala lors de crise qui a suivi l'élection présidentielle d'octobre-novembre 2010.
Soupçonné d'être coauteur indirect de crimes contre l'humanité commis par ses forces lors de la crise postélectorale, Laurent Gbagbo est incarcéré depuis le 30 novembre 2011 à la Haye. L’audience de confirmation des charges a été fixée au 18 juin 2012. Mais c'est désormais sur le camp Ouattara - et en premier lieu sur l'actuel Premier ministre Guillaume Soro - que pèse l'épée de Damoclès de la CPI.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Côte d'Ivoire : l'enquête de la CPI étendue aux crimes commis depuis 2002 | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

jeudi 23 février 2012

Rwanda: la pilule Juppé n'est toujours pas passée

Le réchauffement diplomatique entre la France et le Rwanda ne semble pas encore totalement accompli. Entre la visite de Sarkozy au Rwanda, et la venue de Kagamé à Paris, puis l'enquête du juge Trévidic concernant l'attentat ayant servi de détonnateur au génocide de 1994, les rapports entre les deux pays (ou plutôt leurs dirigeants...) semblaient reprendre des couleurs. Il semble pourtant que Kigali ait encore du mal à digérer la nomination d'Alain Juppé au Quai d'Orsay.
Ce dernier s'est en effet toujours attaqué au rapport rwandais de 2008 incriminant les dirigeants Français en place en 1994, dans le drame du génocide. Juppé était alors (ou déjà) ministre des affaires étrangères; il a toujours nié toute responsabilité de l'Etat français et est depuis longtemps vu comme un farouche ennemi par Kagamé et ses proches. Lors de la venue de ce dernier à Paris, Juppé était d'ailleurs en déplacement... histoire d'éviter une confrontation directe? de mettre en scène ce fameux rapprochement tant espéré par Sarkozy?



Dernier évènement en date: Kigali a refusé la nomination d'Hélène Le Gal à l'ambassade française au Rwanda, sous prétexte que cette dernière serait trop proche du maire de Bordeaux.
Il est parfois délicat de se délester d'un passé trop lourd.

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