Un article intéressant paru dans Le Nouvel Observateur, qui décrit les occupations des fins de semaines du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant. Y apparaissent monsieur Léandri (condamné dans l'affaire ELF) et son fils, feu Omar Bongo et le sien, Ali, aujourd'hui président de facto du Gabon, Denis Sassou Nguesso, Robert Bourgi, bien connu de ceux qui s'intéressent aux réseaux françafricains, mais aussi l'ombre de Charles Pasqua. Où l'on découvre aussi que monsieur Guéant n'hésite pas à organiser la communication du président de la Syrie, Bachar el-Assad, à travers les pages du Figaro, journal appartenant à Serge Dassault, dont la vente des avions rafale à l'étranger est prise en main par... Claude Guéant lui-même.
Un fonctionnement familiale et clanique qui n'est pas sans rappeler les sombres heures du foccartisme.
"C'est la face méconnue du secrétaire général de l'elysée. Le plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy ne se contente pas de gérer les affaires intérieures. Il met ses fins de semaine à profit pour mener des missions sensibles à l'étranger. Pourparlers diplomatiques, libération d'otages ou contrats d'armement... Ariane Chemin et Vincent Jauvert lèvent le voile sur ces très discrètes pérégrinations dominicales.
Aéroport de Villacoublay. Un homme en imperméable mastic marche vers le Falcon 50 qui l'attend sur le tarmac. Aucune cocarde de la République française sur le fuselage, aucun signe de reconnaissance. Un avion «blanc», comme disent les initiés. Son pilote n'a pas déposé de plan de vol. L'homme aux lunettes dorées qui quitte la France incognito n'est pourtant ni un agent secret ni un chef d'Etat en exil. Il s'appelle Claude Guéant. Il est secrétaire général de l'Elysée. Et ce dimanche matin il s'envole pour Damas."
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