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LA FRANÇAFRIQUE N'EST PAS UNE FATALITÉ !
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samedi 17 mai 2008

Concert de soutien à Montreuil ce samedi 17 mai au BOKAL


O.P.A et le collectif des Sans Papiers de Montreuil : une longue histoire de lutte commune !





















Ce samedi 17 mai 2008
à partir de 21h au BOKAL (10, rue Buhan, Bordeaux).

Entrée : 3€

Les bénéfices sont reversés au Collectif des Sans Papiers de Montreuil qui a été moteur dans la création du CRSP (Comité pour la Régularisation des Sans Papiers, Bordeaux).
Le blog de l'O.P.A. : http://www.myspace.com/orchestrepoetique



PETITION. Biens mal acquis des dictateurs, Restitution aux populations spoliées !

Pétition initiée par les organisations Survie, Sherpa, la Fédération des Congolais de la Diaspora et la Plate Forme Paradis Fiscaux et Judiciaires [1]

[1] Membres de la Plate-forme Paradis Fiscaux et Judiciaires : Attac France - CADTM France (comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde) - CCFD (comité catholique contre la faim et pour le développement) - CRID (centre de recherche et d’information sur le développement) - Droit pour la justice - Oxfam France Agir ici - Réseau Foi et Justice Afrique Europe - Secours catholique Caritas France - Sherpa - Survie - Transparence International France.

Lien pour signer la pétition en ligne


mercredi 14 mai 2008

Agenda de mai (Librairie du Muguet, Bordeaux)


SAMEDI 17 MAI A 17H
Débat en présence d'Anne Steiner autour de son ouvrage LES EN-DEHORS, Anarchistes individualistes et illégalistes à la « Belle époque ».

Ils ont vingt ans en 1910 et se définissent comme des « en-dehors ». Hors du troupeau, ils refusent de se soumettre à l'ordre social dominant, mais rejettent aussi tout embrigadement dans les organisations syndicales ou politiques. Pour eux, l'émancipation individuelle doit précéder l'émancipation collective. Leur refus des normes bourgeoises, comme des préjugés propres aux classes populaires, les amène à inventer d'autres rapports entre hommes et femmes et entre adultes et enfants, à prôner l'amour libre et la limitation volontaire des naissances. Leur rejet du salariat les conduit à expérimenter la vie en milieu libre, à réfléchir à d'autres modes de consommation et d'échanges, mais aussi à emprunter la voie de l'illégalisme -jusqu'au célèbre périple de la « bande à Bonnot ».
En révolte contre sa famille, Rirette Maîtrejean débarque à Paris à l'âge de seize ans et devient l'une des figures de ce milieu. Son parcours sert de fil conducteur à ce récit qui fait sortir de l'ombre bien des acteurs de cette épopée anarcho-individualiste ayant fait leur ce précepte de Libertad : « Ce n'est pas dans cent ans qu'il faut vivre en anarchiste ». Exigence que plus d'un paya de sa liberté et même de sa vie.

Anne Steiner, maître de conférences au département de sociologie de l'université de Nanterre, travaille sur le mouvement anarchiste individualiste. Elle est l'auteure, avec Loïc Debray, de RAF, guérilla urbaine en Europe occidentale paru aux Éditions L'échappée.

DIMANCHE 18 MAI
A 19h00 : Projection de La bande à Bonnot.
Réalisé en 1968 par P. Fourastié avec Bruno Cremer, Jacques Brel, Annie Girardot. 1h30min

Ce film retrace l'histoire de la bande à Bonnot qui défraye la chronique dans les années 1910 par la violence de ses attaques et le fait qu'ils utilisent des automobiles. Le film présente chacun des membres et insiste aussi sur la mentalité anarchiste qui animait la plupart de ces personnes.
Suivie d'un casse croûte végétarien à prix libre.

Tout ça se passe à l'Athénée Libertaire 7 rue du Muguet à Bordeaux - Tél : 05.56.81.01.91 www.atheneelibertaire.net

dimanche 4 mai 2008

SEMIRA : ça n'a pas suffit !!!

Paris, le 29 avril 2008,

Droits de l'Homme massacrés, ça suffit: Ce n'est pas la Chine, c'est l'Europe de Bruxelles qui massacre les droits de l'Homme.
Si vous défendez vraiment les droits de l'Homme, de tous les hommes et toutes les femmes, alors vous n'hésiterez pas à faire circuler ce témoignage et vous en parlerez autour de vous et dans les médias.









*Sent:* Monday, April 28, 2008 8:31 PM
*Subject:* SEMIRA : ça n'a pas suffit !!!

*A diffuser largement pour faire cesser ces traitements indignes !!!*

De: Serge NGAJUI FOSSO

Bonjour à tous,

Je vous envoie ce message de Mons en Belgique. J'y suis arrivé hier 26 avril 2008 peu après minuit et après avoir été expulsé violemment du vol de SN Bruxelles Air Lines à destination de Kinshassa via Douala et gardé en cellule à l'aéroport de Bruxelles de 11:00 à 22:00 sans manger, ni boire et sans pouvoir contacter ma famille.
Petit compte rendu:
Nous sommes le 26.04.2008, je me rends au Cameroun pour mes vacances. Je pars de Clichy à 5:30 en taxi pour CDG1. Je pars de Paris à 7:40 pour Bruxelles avec un vol SN Bruxelles Air Lines et doit prendre la correspondance pour Douala à 10:40 à l'aéroport de Bruxelles.
Lors de mon entrée dans l'avion entre 10:00 et 10:45, je suis bien accueilli par les hôtesses, je vais rejoindre mon siège, le N° 41H qui se trouve vers le fond de l'avion, à 5 ou 6 rangées de mon siège. Lorsque j'y arrive, il y a au fond de l'engin à la dernière rangée des hommes habillés en tenue grise et qui essayent de maitriser un homme de couleur noire. Celui-ci se débat et crie : « Au secours, laissez moi, je ne veux pas partir». Les hommes en gris essaient de l'empêcher de parler en l'étouffant. Le jeune homme se débat comme il peut et continue de crier car il y a sur lui 4 colosses en gris. D'autres policiers en civile ont établis un périmètre de sécurité et personne ne peut aller vers le lieu du drame qui se déroule sous nos yeux.

Je me rends compte que c'est une expulsion, l'homme que l'on expulse est toujours maitrisé et étouffé et pousse des cris que l'on n'entend plus bien.

Je me souviens alors de Semira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à celle qui se déroule sous mes yeux dans un avion Sabena. Que dois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ?

En tant que militant des droits de l'homme et des étrangers, je me lève, interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et à voix haute que ceci est un vol commercial et que je ne saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés calmes se lèvent et protestent à leur tour. Je filme comme d'autres passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation générale, les hommes en gris quittent l'avion avec leur passager. Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois personnes sont désignées par les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose la question pourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirs de l'avion et puis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute et ma petite valise de cabine. J'ai quelques bobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans la main et visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion. Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et les maltraitances des policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de Bruxelles. A 13:35 la police nous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi. Je n'ai plus vu le troisième, un homme de couleur blanche.
Au moment de notre libération, la police nous informe que nous ne voyagerons plus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons faire pour nous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie.
Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons à rencontrer l'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nous patientons, j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue de ne pas me voir. Je suis en colère, très en colère.
La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe que nous avons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6 prochains mois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et que la compagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème si je ne voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car la compagnie n'a pas rempli son contrat. Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et me ramène cette fois seul au cachot. J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni contacter ma famille.
Mon neveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00. Les policiers m'informent de leur présence et m'indiquent que je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans ces conditions et que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Paris et être remboursé. Des explications se font de part et d'autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite y rester, ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mes affaires, je refuse de les prendre. L'un d'entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mes affaires sur la figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très en colère de tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.
L'épouse de mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire. Elle revient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de mon appareil photo, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé. Une preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autres passagers ont filmé la scène. Je suis toujours en colère, très en colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellement pris mes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été éprouvants professionnellement, physiquement et moralement. Je suis en colère, très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avec mépris et violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, je suis allé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du secours.
Je suis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre quelques semaines de repos et aller passer du temps avec ma petite fille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises.

Avec patience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner chez eux à Mons. Nous avons demandé une attestation indiquant que j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m'en donner une en Néerlandais. Nous sommes arrivés à Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les bras, les doigts au dos et une très grosse faim, j'ai mangé sans appétit et je suis allé me coucher.
Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs aux doigts, aux bras et au visage. Je vais me rendre à Bruxelles pour me faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de la compagnie, que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dans l'état où je les avais confiés à la compagnie. Une autre dure journée va commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pas grand-chose pour le moment.
Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne compte pas laisser passer cette histoire sans réagir. Je vais faire un appel à témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines. On en reparlera.
Sur ce, je vous souhaite un bon et agréable dimanche.
Prière diffuser largement ce message.
A bientôt ! Et mon combat continue.


Serge N FOSSO
+33626710385




La suite est dramatique puisque SURVIE GIRONDE apprend qu'Ebenize Sontsa s'est suicidé. C'est le Camerounais qui devait être expulsé et qui a été finalement débarqué après l'intervention courageuse de Serge NFOSSO. Le quotidien LE MONDE du samedi 03 mai 2008 en parle :

Un Africain se suicide en Belgique avant son expulsion : http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/05/03/un-africain-se-suicide-en-belgique-avant-son-expulsion_1040848_3214.html#ens_id=926038




SURVIE GIRONDE est membre du CRSP (Comité pour la Régularisation de tous les Sans-papiers, Bordeaux).

jeudi 1 mai 2008

Cinémas UTOPIA : Reproduction de LA MAISON DES ESCLAVES de Gorée)

Dévoilement de la REPRODUCTION DE LA MAISON DES ESCLAVES
sur la façade du Cinéma Utopia (Place Camille Jullian)

Vendredi 02 mai 2008 à 15h 30
Présentation du Mémorial 2008 (du 02 au 16 mai)

Reproduction exceptionnelle et inédite de ce lieu de mémoire (Grandeur Nature 4m sur 5m)
En présence des réalisatrices de l'oeuvre Agnés Bosh et Virginie Vallaud, décoratrices
et de toutes les associations, personnalités et entreprises partenaires de cette Edition

* "Le punch de Séraphine" vous sera servi avant la projection-débat de "Retour à Gorée" prévue à 20h30


--
"un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir" Aimé Césaire

DIVERSCITES - Slave Trade Memorial European Foundation
Bureau: 37, rue du Colonel Grandier Vazeille 33000 Bordeaux
Tel/Fax: +33 556 991 462
http://memorial2008.canalblog.com/
www.diverscites.fr
diverscites@gmail.com

Que le droit au compte soit appliqué pour tous


Action collective



Les associations demandent que le droit au compte soit pleinement appliqué pour tous

« Toute personne physique ou morale domiciliée en France, dépourvue d’un compte de dépôt, a droit à l’ouverture d’un tel compte dans l’établissement de crédit de son choix ou auprès des services. »

Ce droit au compte n’est pas une revendication nouvelle mais tout simplement l’article L 312-1 du Code monétaire et financier qui devrait permettre à TOUTE PERSONNE de pouvoir ouvrir un compte comportant les 12 services bancaires de base gratuits.

Or, nous constatons que nombreux sont ceux qui se voient exclus de cette possibilité et notamment les étrangers, en situation régulière ou non.

Les associations signataires s’élèvent contre les trop nombreux freins rencontrés dans l’application de la procédure d’accès au droit au compte :

  • Les banques refusent les passeports et cartes d’identité émis par les pays d’origine et exigent des titres de séjour en cours de validité.
  • Certains titres de séjour sont refusés par les banques au motif qu’ils sont précaires (autorisations provisoires de séjour, récépissés de demande de titre…)
  • Les récépissés constatant le dépôt d’une demande d’asile ne sont pas considérés comme des documents officiels, alors qu’ils sont émis par les préfectures.
  • Les attestations de domiciliation administrative ou associative sont tantôt refusées, tantôt exigées (la Banque Postale à Paris exige ainsi de demandeurs d’asile hébergés chez des particuliers qu’ils produisent une attestation de domiciliation associative).
  • La Banque Postale, qui est souvent sollicitée, n’ouvre pas de compte courant aux étrangers mais des Livret A, qui ne comportent pas d’autres services que le dépôt et le retrait d’argent. Il n’est pas proposé de moyens de paiements. Les demandeurs d’asile, SDF, apatrides et gens du voyage se voient même refuser l’accès à une carte de retrait.

Toute décision bancaire doit faire l’objet d’une notification écrite, en particulier si elle est négative. Faute de quoi il s’agit d’une violation de l’article L 312-1 du Code monétaire et financier, qui prévoit la saisine de la Banque de France en cas de refus.
Or, il apparaît que les banques opposent des refus verbaux aux guichets et ne délivrent pas d’écrits aux populations étrangères, ce qui les empêche de faire exercer leurs droits auprès de la Banque de France. Par ailleurs, même lorsqu’il y a un refus écrit, la Banque de France, qui désigne alors l’établissement, ne contraint pas celui-ci à ouvrir effectivement un compte courant.

La liste de ces dysfonctionnements est longue, trop longue et forcément injuste. D’autant plus injuste que cette non application touche plus durement les personnes démunies.
L’exclusion financière est alors profonde et l’on sait que celle-ci renforce durablement l’exclusion sociale.
Nous, associations signataires, demandons que les débats actuels autour de la nouvelle organisation des services bancaires et de l’avenir du Livret A s’attachent à interdire ces pratiques discriminatoires et illégales, et à rendre enfin effectif l’accès au droit au compte.

Nos associations demandent que la loi soit respectée : un compte bancaire pour tous, car tous y ont droit !

12 mars 2008


Signataires : Association de solidarité aux familles roumaines, ATMF, Autremonde, Cimade, Comede, Copaf, Catred, Collectif national droits de l’Homme Romeurope, Classes, Dom’Asile, Emmaüs-France, Fapil, Gisti, Hors la Rue, LDH, Mrap, Procom, Réseau solidarités Roms, RESF, RomsAction, Solidaires, Une famille un toit 44.

http://www.gisti.org/spip.php?article1107

lundi 28 avril 2008

Projection-débat : L'OR AFRICAIN

Suite au succès de la projection-débat de ELF LA POMPE AFRIQUE, notre association SURVIE GIRONDE remet le couvercle.

Nous vous proposons LE PRIX DE L'OR documentaire de Camille de Vitry (2006, 1h34, en dvd) toujours au Garage moderne le 03 juin à 20h30.




synopsis

LE PRIX DE L'OR
Le Mali produit l'or le moins cher du monde…
à quel prix ?


Par millions de tonnes le minerai aurifère est traité au cyanure - et dégage vers l'Occident des millions de $ de bénéfices.

Sur place, restent les poussières et les boues toxiques, les nappes phréatiques infestées ;
les ouvriers sacrifiés à un apartheid silencieux ;
et la dette extérieure malienne, infinie...

Mais, face aux multinationales minières qui "mettent en valeur" le gigantesque gisement de Sadiola, les populations locales se mobilisent.
La société civile se coalise.
La Commune de Sadiola constate - et dé©nonce publiquement.

La Société d'Exploitation doit alors organiser un atelier de concertations.

Peu à peu, la situation s'améliore…
globalement.

Polar véridique,
documentaire scientifique
ou farce tragique ?

Camille de Vitry (http://www.leprixdelor.com)

vendredi 18 avril 2008

Ce soir Veillée Hommage à Césaire (1913-2008) à l'Athénée Libertaire

Communiqué

18 avril 2008


« Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir »


Aimé Césaire est mort!


DiversCités organise une Veillée le Vendredi 18 avril de 19h00 à 23h

à la Librairie du muguet - 7, rue du muguet - 33000 bordeaux

Lectures de textes et échanges autour de son oeuvre



Karfa Diallo Président de DiversCités- Fondation Européenne du Mémorial de la traite des noirs conduira une délégation à ses obsèques prévus ce week-end à Fort de France

Informations: www.diverscites.fr
--
diverscites@gmail.com
http://memorial2008.canalblog.com/

dimanche 13 avril 2008

Projection-débat autour du film ELF LA POMPE AFRIQUE

Moi(s) contre la Françafrique

> BORDEAUX : Mercredi 16 avril 2008 à 20h30
au Garage Moderne (1, rue des étrangers - Bordeaux Bacalan)

Le Garage Moderne, ateliers associatifs
tél. 05 56 50 91 33
TRAM B - terminus Bassins à flot - tout droit - 3eme rue a gauche après le pont tournant


elf, la pompe Afrique (lecture d'un procès)
Un spectacle de/par Nicolas Lambert

réalisation : Arnaud LEGOFF, Bernard SCHO
Compagnie : Un pas de côté (France).

Une comédie pétrolière de et par Nicolas Lambert (durée : 2 heures).
C'est l'histoire d'un comédien qui met en scène l'un des plus grands scandales politico-financiers français… un imbroglio politico-judiciaire raconté par ses protagonistes.
Les vraies paroles d’un procès qui nous regarde.
Histoire de comprendre…

Drôle et incisif.

« Je m'aperçois que nous ne sommes pas face à trois personnes qui ont dérapé.
C'est beaucoup plus profond que ça. Il s'agit réellement d'un système de gouvernement »
(Eva Joly, magistrate)

Le "procès elf"

De fin mars à début juillet 2003 s’est déroulé en public au Palais de Justice de Paris le procès intenté par la compagnie pétrolière Elf à trente sept prévenus dont MM. Loïk Le FLOCH-PRIGENT, 57 ans, Alfred SIRVEN et André TARALLO, 76 ans tous les deux. Ce qui est officiellement jugé ce sont les abus de biens sociaux commis au détriment de la compagnie pétrolière pendant les quatre années de la présidence de M. Le FLOCH-PRIGENT, de 1989 à 1993.

S’il n’est pas physiquement présent dans la salle d’audience c’est bien le Pouvoir politique qui comparait devant la Justice. Même si ses représentants officiels, élus, sont absents, l’Etat français doit répondre ici de son fonctionnement, de ses financements, d’une façon de diriger sa politique. Les pays d’Afrique apparaissent au fil des audiences comme un moyen au service de la République. Ce qui semblait n’être qu’une société d’exploitation d’hydrocarbures se révèle être le bras séculier d’enjeux occultes au service d’une « certaine idée de la France ».

Sur scène, devant la Justice, cette dimension opaque apparaît en pleine lumière. Le Président du Tribunal brise le silence qui unit les trois principaux prévenus. Peu à peu, derrière le procès fait aux hommes, un autre procès apparaît, celui d’un système, celui d’un Etat.

Pour l’écriture de la pièce, Nicolas Lambert a assisté à l’essentiel des quatre mois du procès. Les dialogues sont bien les propos qu’ont tenu les protagonistes du procès.


En quelques mois, la pièce à attiré plus de 11 000 spectateurs en 2005.
Toutes les infos sur : www.unpasdecote.org


LIEU :

Le Garage Moderne, ateliers associatifs
1, rue des étrangers 33300 bordeaux
tél. 05 56 50 91 33
legaragemoderne2@wanadoo.fr

www.legaragemoderne.org
TRAM B - terminus Bassins à flot - tout droit - 3ème rue à gauche après le pont tournant

Moi(s) contre la Françafrique - 7 avril - 13 mai 2008
Programme national : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1142

ELISABETH VA ETRE REGULARISEE !

Le 07 avril 2008

La nouvelle est arrivée dans la journée de dimanche. Le ministère d'Hortefeux a appelé Elisabeth pour l'informer qu'elle allait être régularisée.

Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale, Brice Hortefeux, qui a "pris connaissance des faits samedi après-midi à la lecture du journal Le Monde, a immédiatement demandé au préfet de régulariser la situation d'Isabelle Guérin", a indiqué le ministère. "Le ministre a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, le décès de M. Claude Guérin, ressortissant français, ne saurait justifier le non-renouvellement d'une autorisation de séjour de son conjoint étranger en situation régulière", est-il ajouté dans un communiqué.

Avec beaucoup de cynisme, le préfet d'Indre et Loire avait dit en substance à cette femme que son mari, de nationalité française, était mort trop tôt. ...

Le ministre s'est sans doute offusqué de cette situation.

Mais c'est la mobilisation à Tours, les 8500 signataires de la pétition en 72h, les centaines de lettres de protestation envoyées directement au Préfet ainsi que la médiatisation qui ont immanquablement dû heurter les oreilles du ministre !

Le Mouvement des amoureux au ban public, satisfait de l'issue pour Elisabeth, va se charger de rappeler au ministre que ce n'est pas de tel ou tel cas qu'il faut s'offusquer mais bien de la loi qui produit, tous les jours, des situations aussi inqualifiables que celle vécue par Elisabeth...

Visitez le site des amoureux au ban public http://amoureuxauban.net

Refusons l'expulsion d'Elisabeth!!!!

De: Amoureux au ban

Objet: Refusons l'expulsion d'Elisabeth!!!!
Date: Vendredi 4 Avril 2008, 9h48

Signez la pétition (ICI), diffusez-la et écrivez au Préfet (voir plus bas)

Refusons l'expulsion d'Elisabeth!!

Une ressortissante béninoise en voie d'expulsion après le décès de son conjoint français.

Elisabeth, resssortissante béninoise, se marie avec Claude, ressortissant français le 16 octobre 2005 et obtient un titre de séjour temporaire « vie privée et familiale » en qualité de conjoint de français.

Ce titre de séjour est renouvelé une première fois au mois de novembre 2006. Quelques mois plus tard, Claude découvre qu'il est atteint d'un cancer. Il décède le 3 octobre 2007.

Elisabeth, qui vient de déposer une nouvelle demande de renouvellement de son titre de séjour, informe l'administration de ce décès. Trois semaines plus tard, elle reçoit un refus de séjour accompagné d'une mesure d'éloignement. Le préfet de l'Indre-et-Loire lui écrit que « même si la rupture de communauté de vie résulte malheureusement du décès du conjoint français, l’administration ne peut renouveler le titre de séjour sollicité ».

Elisabeth est parfaitement intégrée en France. Elle est titulaire d'un CDI en qualité d'agent d'entretien et possède un logement à son nom.

Jeudi 3 avril, elle a été interpellée à son domicile par les services de police et conduite au centre de rétention en vue de son expulsion qui doit intervenir dans les prochains jours.

Elisabeth a été libérée et assignée à résidence dans l'après midi du 3 par le Juge des Libertés. Mais son expulsion, qui reste en vigueur, doit intervenir dans les prochains jours.

Nous, signataires de la présente pétition, nous associons aux Amoureux au ban public :

· pour refuser que des étrangers mariés à des ressortissants français soient expulsés après le décès de leur conjoint au mépris des principes élémentaires d'humanité et de justice.

· pour exiger la libération immédiate d'Elisabeth et le renouvellement de son titre de séjour

· pour dénoncer la politique d'éloignement aveugle et inhumaine du gouvernement

Signez la pétition (ICI), diffusez-la et écrivez au Préfet (voir ci-dessous)

Urgent!!
Ecrivez au Préfet de l'Indre-et-Loire
pour demander la libération et la régularisation d'Elisabeth et pour exprimer votre indignation!!!


patrick.subremon@indre-et-loire.pref.gouv.fr

etrangers@indre-et-loire.pref.gouv.fr

Fax Préfecture : 02 47 64 0405

Modèle de lettre

Monsieur le Préfet,

Je me permets d'attirer votre attention sur la situation de Mme Elisabeth GUERIN, une ressortissante Béninoise dont vous avez décidé l'éloignement au mois de novembre 2007 à la suite du décès de son conjoint français, M. Claude GUERIN.

Elisabeth et Claude se sont mariés en France le 16 octobre 2005. A la suite de ce mariage, Elisabeth a obtenu un titre de séjour « vie privée et familiale » qui a été renouvelé au mois de novembre 2006. Quelques mois plus tard, Claude GUERIN découvre qu'il est atteint d'un cancer. Il décède le 3 octobre 2007. Après avoir été informé par Elisabeth de ce décès, vous avez pris la décision de ne pas renouveler son titre de séjour et de prononcer à son encontre une obligation de quitter le territoire français au mois de novembre 2007. Dans le courrier que vous lui avez adressé, vous soutenez que « même si la rupture de communauté de vie résulte malheureusement du décès du conjoint français, l’administration ne peut renouveler le titre de séjour sollicité ». Jeudi 3 avril, Elisabeth a été interpellée à son domicile par les services de police et conduite au centre de rétention. Elle a été libérée et assignée à résidence dans l'après midi par le Juge des Libertés.

Nous vous demandons par le présent courrier de revenir sur vos décisions et de permettre à Elisabeth de poursuivre légalement sa vie en France. Et il nous paraît inhumain de l'obliger à quitter le pays dans lequel est enterré son époux et dans lequel elle a reconstruit sa vie. Elisabeth est en effet titulaire d'un CDI en qualité d'agent d'entretien et possède un logement à son nom.

En attendant une réponse positive de votre part, veuillez agréer, Monsieur le préfet, mes salutations respectueuses.


Le Mouvement des Amoureux au Ban Public

Se marier, vivre en couple et fonder une famille sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution et les Conventions internationales protectrices des droits de l'homme.
En France pourtant, des milliers de couples mixtes sont privés de ces droits ou doivent, pour y accéder, lever de nombreux obstacles et subir bien des humiliations. En effet, le durcissement continu des lois sur l'immigration et des pratiques administratives produit des situations inadmissibles : multiplication des procédures d'opposition à mariage, difficultés pour obtenir la transcription des unions célébrées à l'étranger, multiplication des refus de visa ou de titres de séjour, éloignement des étrangers en situation irrégulière mariés ou sur le point de se marier à des français, enquêtes de police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie, d'objectivité et de respect des personnes auditionnées, non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes vivant hors mariage....
A l'initiative de la CIMADE, des collectifs de couples mixtes se sont réunis au sein du mouvement des « Amoureux au ban public » pour assurer la défense collective du droit à une vie familiale...



Visitez le site des amoureux au ban public http://amoureuxauban.net

Contact : coordination@amoureuxauban.net